LSS (LIFE SUPPORT SYSTEM)

ANA REWAKOWICZ

LSS (LIFE SUPPORT SYSTEM)

  • Exposition
Ana Rewakowicz LSS (LIFE SUPPORT SYSTEM) © Ana Rewakowicz, exposition LSS (Life Support System), Galerie B-312, 2015.
© Ana Rewakowicz, exposition LSS (Life Support System), Galerie B-312, 2015.

Ana Rewakowicz est une artiste pluridisciplinaire née en Pologne et qui vit et travaille à Montréal. Elle détient un baccalauréat en arts plastiques du Ontario College of Art and Design de Toronto et une maîtrise en arts plastiques de l’Université Concordia de Montréal. Elle travaille avec des structures gonflables et explore les relations entre l’architecture portable, le corps et l’environnement. Ana Rewakowicz a exposé son travail lors d’expositions individuelles et collectives dans différents musées, galeries et institutions à travers le Canada et à l’étranger. On peut notamment citer les expositions solo Ponte Rotto (Institut polonais, Rome, 2014), The Cloud (La Galerie At Home, Samorin, République slovaque, 2013) et Air Conditions (Stiftelsen 3,14 Bergen, Norvège, 2013); ainsi que les expositions de groupe Bienal del Fin del Mundo (Mar del Plata, Argentine, 2014-15), Mostra (British School at Rome, 2014), Manif d’art 4 (Québec, 2008) et Vue sur Québec (La biennale de Liverpool, 2008). 

anarewakowicz.com 

 

19 février 2015 au 21 mars 2015

—VERNISSAGE JEUDI 19 FÉVRIER 2015 À 17H30

La Galerie B-312 est heureuse d’accueillir dans sa grande salle le travail de l’artiste Ana Rewakowicz. Sensible à l’environnement, sa pratique artistique convoque constamment le rapport entre l’humain et la nature et met en lumière leurs liens de réciprocité. Les vêtements, les habitations et les autres objets qu’elle confectionne avec soin sont pensés dans un ensemble qui se veut à chaque fois le plus durable possible dans le temps et dans l’espace. —L’installation LSS (Life Support System) s’ancre dans la continuité de ce système de pensée auquel son titre fait directement référence. Depuis deux ans, l’artiste s’intéresse à la culture hydroponique des plantes. Après avoir présenté une première version de l’installation en Norvège et aux Émirats arabes unis, l’artiste livre aujourd’hui une version augmentée. —Sept sphères gonflables ponctuent le volume de la salle. Chacune d’elles est reliée à une entrée d’air qui assure le maintien de la forme sphérique et à une autre qui alimente en solution nutritive diluée dans l’eau le contenu de celles-ci. Les plantes comestibles qui les habitent peuvent donc évoluer. Les sphères sont reliées à un ordinateur qui en permet l’étude. Elles forment un tout. L’expérience est en marche. Tout est sous contrôle. Ou presque. —D’un côté un système technique contrôlé, de l’autre l’aléatoire d’un processus naturel. L’humain observe ces micro-environnements et les accompagne : certaines sphères peuvent recevoir le souffle des spectateurs. Ainsi, ils apportent du CO2 aux plantes et en retour celles-ci produisent de l’oxygène et de la nourriture. Par cette « donation », l’artiste nous invite à participer activement au processus et à repenser notre environnement et notre relation symbiotique avec la nature. —Est-ce que nous apporterons suffisamment de CO2 à ces plantations ? Est-ce que notre collaboration avec la nature suffira à accélérer la croissance de celles-ci ? L’installation est une étude. L’exposition est un laboratoire et nous faisons partie de l’expérience. L’œuvre est réceptive. L’art est ici une action, une sensation. La création se fait à plusieurs. L’artiste, l’ingénieur, le scientifique, le visiteur, tous coopèrent. Les disciplines s’entrecroisent. Il s’agit d’une collaboration.

L’artiste remercie Pierre Jutras pour la consultation technique, Keith Pattington pour la conception technique, Bruno Schmidt pour la programmation et Chantal Neveu pour le poème qui accompagne l’exposition.

—CHLOÉ DUCROQ