LE MUR / THE WALL

Andréanne Godin

LE MUR / THE WALL

  • Exposition
© Andréanne Godin — Galerie B-312

Andréanne Godin vit et travaille à Montréal où elle termine sa maîtrise en arts visuels à l’Université Concordia. Elle utilise le dessin et l’installation pour explorer des problématiques reliées à l’espace ainsi qu’au paysage transformé. Investiguant les zones de friction entre construction et destruction de l’image, elle met en question notre rapport au lieu et à la mémoire. Elle a présenté son travail dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec, en France, ainsi qu’à Cuba. Elle a exposé en solo à la galerie FOFA (2011), ainsi qu’au Centre d’exposition Circa (2012). Au printemps dernier, elle participait à une résidence d’artiste à l’association artmandat à Barjols (France).

21 février 2013 au 23 mars 2013

—VERNISSAGE JEUDI 21 FÉVRIER À 17H

La saison 2013 de la Galerie B-312 se poursuit avec Le Mur / The Wall, une exposition solo de la jeune artiste montréalaise Andréanne Godin. Originaire de Val-d’Or, l’artiste revisite ces lieux où elle a grandi, ces espaces dont elle a pu voir la lente transformation, érosion non pas due au passage du temps, mais à cette violente découpe du paysage que provoque l'exploitation minière.—Mine à ciel ouvert, gisements, remblais, que signifie cette transformation du visible pour le quotidien des gens qui habitent et vivent ces espaces, maintes fois secoués par la fracturation des sols ? Cacher de la vue les trouées profondes, protéger les passants, réaménager le territoire, rebâtir des montagnes à partir des résidus, parer de verdure ces murs à ciel ouvert, cela permet-il vraiment aux habitants de se réapproprier ces espaces ?—À travers une variété de médiums – sculpture, dessin, texte, audio – Le Mur / The Wall questionne d’un point de vue intimiste le paradoxe du bien commun concédé aux intérêts commerciaux. L’artiste renforce ce propos par un clivage temporel de l’espace. Un même lieu, plusieurs points d’ancrage pour y accéder.—Le dessin se situe au cœur de la pratique artistique d’Andréanne Godin. Au fil de ses réalisations, l’artiste cherche à tracer les frontières de ce médium en modifiant certains paramètres comme le type de support ou le matériau employé. Dans cette installation, l’investigation est poussée jusqu’à une certaine limite : que reste-il du dessin quand le support devient volume, que la ligne se fait laine, que le geste du crochet domine le tracé ?

—MATHIEU MÉNARD