Push

ANDREW FORSTER, DAVID MILLER, ISABELLE BERNIER, PIERRE GINER, SHAUNA BEHARRY

Push

 

installation collective lancée par Andrew Forster 

A collaborative installation initiated by Andrew Forster

 

 

Andrew Forster Push

Andrew Forster est un artiste en arts visuels dont la pratique transdisciplinaire intègre autant la production d’une pièce de théâtre de Samuel Beckett That Time que la photographie, le livre d’artiste, l’installation, les œuvres audio et la performance. Parmi ses autres collaborations, mentionnons sa participation à la conception du nouveau design de l’entrée de  la  Place des Arts avec les architectes de l’Atelier Big City, dont la réalisation est prévue prochainement. En avril 2003, il collabore, avec la chorégraphe Suzanne Miller, au projet  En masse, une performance qui regroupe une centaine de personnes (Tangente, Montréal).

 

Andrew Forster is a visual artist whose cross-disciplinary work includes a production of Samuel Beckett's "That Time" as well as photography, artist's books, installations, audio work and performance. Other collaborative work includes a new design for the entrance to Place des arts (with architects Atelier Big City—projected to be built this year)  and the performance "En masse", a movement project for 100 people with choreographer Suzanne Miller, (April 2003 at Tangente, Montreal), 

15 mai 2003 au 14 juin 2003

Pour la dernière exposition de sa programmation 2002-2003, la Galerie B-312 présente Push, une installation conçue et réalisée par Andrew Forster en collaboration avec les artistes Shauna Beharry, Isabelle Bernier, Pierre Giner et David Miller. Le projet fut lancé à partir d’une réflexion sur une interrelation possible entre la photographie et la profonde violence de l’ère moderne. À quelles conditions une telle interrelation est-elle possible ? Et est-elle inévitable ? Jusqu’à quel point une telle interrelation hante-t-elle la pratique de la photographie ? —Étant donné certains aspects de la photographie qui conditionnent aujourd’hui notre manière de comprendre le monde et étant donné cette interrelation photographie / violence et son inscription dans notre quotidien à travers l’imagerie publicitaire et de consommation, une interrogation surgit : Au-delà de cet état de fait, comment la parole, l’image, l’œuvre ou la pratique artistique plus généralement peuvent-elles ouvrir un espace où se conjoignent réflexion, dialogue et mobilité, souplesse et ouverture  ?—Dès lors, les artistes participant à Push ont été invités à produire et habiter un tel espace en ayant comme matière première la cohabitation de leurs œuvres respectives dans l’espace d’une galerie et pour un temps déterminé. Aussi, Push se présente comme une installation en soi faite à partir des travaux de cinq artistes en train de travailler à la réalisation d’un espace de réflexion créé à partir d’autres gestes que ceux de simplement monter une exposition collective. Des gestes qui s’échelonneront entre l’intervention effective et le rapprochement dialogique des œuvres entre elles.

—Traduction libre : Galerie B-312                                    

 

PUSH is a consideration of how photography engages the profound violence of the modern era. What is its capacity to reflect on this relationship and what is the necessity to do so? To what extent does such a reflection reside in a work whether explicitly intended or not. This exhibition at Galerie B-312 is  a consideration of some aspects of photography which permeate our way of understanding the world. I have conjectured a connection between the violence of this century and photography, and by extension how this violence colours the image-based background noise of commercial/consumer culture, of everyday life. Given that, how can the image, the word, or the work of art recuperate a place for reflection, conversation and movement beyond the surface?—The artists invited to participate in PUSH have been asked to inhabit this place of reflection though the placement of individual works, of other gestures or simply through an ongoing conversation of images and words which will rest temporarily in the gallery. 

—Andrew Forster