Science Fiction and constellations

ASTON COLES, EMI HONDA, Tor Jørgen van Eijk, BRIAN MACDONALD  

Science Fiction and constellations

 

Une proposition de Brian MacDonald

 

  • Exposition
Aston Coles Science Fiction and constellations @ Science Fiction and constellations, Galerie B-312
@ Science Fiction and constellations, Galerie B-312

 

Aston Coles vit à Winnipeg, au Manitoba. À travers la sculpture et l’animation, il explore la mécanique du vol, avec comme objectif ultime de pouvoir voler sans aucune assistance. Il fait partie du groupe Goatsucker, qui produit des films, de l’art et des événements bruitistes. 

Originaire de Victoria (Colombie-Britannique), Emi Honda vit à Montréal. Elle travaille souvent en collaboration avec d’autres artistes, dont Jordon McKenzie et Scott Evans. On a pu voir l’une de ses installations à Skol en 2007.

Vidéaste et commissaire, Tor Jørgen van Eijk vit et travaille à Oslo, en Norvège. Il obtenait en 2004 son baccalauréat du Oslo National Academy of Fine Arts. Ses vidéos ont été présentées lors du Europeen Media Art Festival et du Asolo Film and Video Festival. Il a conçu plusieurs programmes vidéo présentés entre autres à SCOPE, à la Berliner Liste et à la Bridge Art Fair. En 2009, il tenait sa première exposition individuelle à la galerie Brot und Spiele à Berlin.

Artiste vidéaste, Brian MacDonald vit à Victoria, en Colombie-Britannique. Il détient un baccalauréat en langue anglaise de l’University of Western Ontario (1993) où il a également étudié le cinéma et le théâtre. Ses oeuvres vidéo ont été présentées en galerie et dans le cadre de plusieurs festivals au Canada et à l’étranger, dont des programmes solo à l’Open Space Arts Society (Victoria, C.-B.) et au Festival international des films sur l’art (FIFA 2007, Montréal).

 

19 mars 2010 au 17 avril 2010

—VERNISSAGE VENDREDI 19 MARS 2010 À 17H

La Galerie B-312 accueille Science Fiction and Constellations, une proposition du vidéaste Brian MacDonald. L’œuvre est une installation réalisée à partir d’une idée originale de Brian MacDonald, mais avec la collaboration de Emi Honda, Tor Jørgen Von Eijk et Aston Coles. Brian MacDonald a demandé à ces artistes de réaliser ou de céder une œuvre sachant qu’elles allaient faire partie d’une installation mettant en scène un dilemme préoccupant : quand bien même on souhaiterait qu’elles engendrent des changements pour le mieux, les œuvres d’art ne seraient-elles pas, le temps d’un instant, qu’un abri momentané, une oasis temporaire, un court moment de répit, face aux contrariétés, aux soucis, dont le quotidien est fait, et auxquels il faudra de toute façon faire face ? Autrement dit, que nous en soyons les auteurs ou les spectateurs, les œuvres d’art ne sont-elles pas le facteur d’effets quasi hypnotiques ? L’artiste et le spécialiste de l’art, quel que soit leur domaine de compétence, même s’ils se présentent comme des éveilleurs de conscience, ne joueraient-ils pas le jeu du marchand de sable, ce personnage fictif dont on se sert pour signifier aux enfants qu'il est l'heure de dormir ?—La pratique artistique serait un mode particulier de la création d'univers fictionnels, et l’exposition Science Fiction and Constellations questionnerait les maniements de cette articulation, dans la mesure où elle est indépassable, aporétique même. La fiction se définissant par opposition à la réalité, les univers fictionnels, incluant les pratiques artistiques et les discours sur l'art, nous éloigneraient-ils du réel au point de nous faire perdre le sens des réalités, ou bien, au contraire, nous permettent-ils de le saisir à distance précisément, parce que ce serait à distance que nous en prendrions une juste mesure ? Quelle serait dès lors la juste distance depuis laquelle l'art apparaît d'abord comme un univers fictionnel, puis comme un univers fictionnel apaisant, parce qu’il nous épargne du pire en le mimant, et enfin comme un univers fictionnel apaisant, mais néanmoins révélateur d'une vérité, qui ne s’avère insaisissable que par la médiation d'un univers fictionnel ?—De la fiction, trop apaisante, on s'y complaît, pas assez, on s'en détourne. Et, de l'art, il sera toujours possible d'en dire que c'est juste de la fiction, ou encore que ça n'en est pas assez. Trop, pas assez, c'est donc dire, qu'il y a une "fiction juste". Science Fiction and Constellations en évoque du moins l'existence.

—JEAN-ÉMILE VERDIER