Demeurer en écluse

Camila Vasquez

Demeurer en écluse

  • Exposition
Camila Vasquez Demeurer en écluse

Camila Vásquez est née à Montréal de parents chiliens. À l’âge de 7 ans, elle rentre avec sa famille au Chili. Vingt ans plus tard, elle revient vivre à Montréal.—Dans sa pratique artistique multidisciplinaire, elle s’intéresse à la relation à l’espace habité et à l’Autre, mais aussi à la transformation de cette relation au fil du temps. Elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'UQÀM (2011) et un baccalauréat en arts visuels de l'Université du Chili à Santiago (2003). Ses créations ont été diffusées dans des expositions solo et collectives et dans des événements au Chili, en Argentine, en Espagne et au Québec. Parmi ses expositions individuelles, notons, entre autres, Ficción habitacional, Galerie Bech (Santiago, Chili, 2005), Portaretratos, Galeria Universitaria (Concepción, Chili, 2005) et Demeurer en écluse, La Chaufferie, Coopérative Lézarts (Montréal, 2010). Après une résidence à Praxis en 2011, l’artiste est de passage cette année au 3e impérial (Granby, Québec).

 

6 septembre 2012 au 6 octobre 2012

—VERNISSAGE JEUDI 06 SEPTEMBRE 2012 À 17H

La Galerie B-312 est heureuse d’accueillir dans sa grande salle Demeurer en écluse, une installation multidisciplinaire réalisée par l’artiste montréalaise d’origine chilienne Camila Vásquez. Le point de départ de ce projet est le logis où résidait l’artiste en 2008, dans lequel son atelier était à la croisée d’un long corridor étroit et d’un puits de lumière communiquant avec les logements adjacents.—En se laissant submerger par la musique et les bribes de conversations diffusées dans le puits de lumière ou en se retirant dans le couloir exigu, mais intime, l’expérience quotidienne de cette configuration paradoxale est devenue un véritable terrain de recherche pour l’artiste.—Pendant un an et demi, Camila a exploré les flots du quotidien et a produit des performances documentées en photo ou en vidéo, des esquisses schématiques et des textes narratifs. La deuxième phase du projet Demeurer en écluse est un méticuleux processus de classification et de tri de ces expérimentations, qui a aussiexigé un travail de longue haleine.—L’objet principal de l’installation, à mi-chemin entre un meuble et une maquette architecturale, contient plusieurs tiroirs et compartiments. Le visiteur peut les consulter à sa guise, reconstruisant l’espace et la narration au fur et à mesure qu’il découvre les différentes expérimentations. L’installation se déploie dans la grande salle avec des phrases placées au mur ainsi que par une coupole suspendue près des fenêtres de la galerie, laquelle diffuse une performance sonore.—Demeurer en écluse questionne la notion de distance, autant dans son sens propre que figuré. Entre l’autre et l’intimité, entre la performance et la documentation, entre la maquette et l’objet final, entre l’expérience et le souvenir, des écarts se creusent. La sensibilité ou l’intellect peuvent-ils combler ces écarts ? Ou doit-on se résoudre à accepter ces distances comme des espaces résiduels incompressibles ? L’œuvre de Camila Vásquez nous invite à en faire l’expérience. —Mathieu Ménard