CE QUE TU ME RACONTES CE QUE JE CACHE

CAROLINE BOILEAU

CE QUE TU ME RACONTES CE QUE JE CACHE

Caroline Boileau CE QUE TU ME RACONTES CE QUE JE CACHE © Caroline Boileau, exposition "Ce que tu me racontes ce que je cache", Galerie B-312, 2001.
© Caroline Boileau, exposition "Ce que tu me racontes ce que je cache", Galerie B-312, 2001.

Caroline Boileau vit et travaille à Montréal. Elle a complété en 1995 un Baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal. Côtoyant le milieu hospitalier et celui de la santé, son travail s’en est imprégné. Outre une série d’interventions en cours au département de pharmacie de l’Hôpital Général de Montréal, elle a exposé au Canada et à l’étranger, notamment à DARE-DARE (Montréal, 1998) ; lors de la résidence Surface (The Banff Centre for the Arts, automne 1999) ; elle a participé au projet d’échange L’algèbre d’Ariane qui s’est déroulé à Liège et à Montréal (printemps et automne 2000), et dont elle a assuré la coordination avec Stéphane Gilot. À l’été 2000, elle participait à l’événement vidéo Rare and Peculiar Visions au museum Brasileiro da escultura de Sao Paulo au Brésil.

19 mai 2001 au 16 juin 2001

Puisant dans la terminologie et l’imagerie médicales, utilisant une partie de leur appareillage et croisant à ceux-ci les propos plus ou moins ésotériques de la chromopathie, Caroline Boileau nous amène à considérer une fiction où le corps nous est raconté selon différents points de vue. En plus de ces fragments de discours scientifiques et pseudo-scientifiques, la parole est également donnée à des individus qui racontent le corps, le leur, et ce qu’ils ont à nous dire fait contrepoids au discours clinique.

C’est donc dire que le langage occupe une place importante dans ce travail. Mais le choix de la mise en espace, le travail de transformation des objets, les images numériques et vidéographiques, sont également appelés à jouer dans cette exposition un rôle de premier plan. Les motifs et les images puisent à différents registres, entre autres, l’organisme vivant est traité par des figures de croissance et de développement que l’artiste façonnera au cours de la période d’exposition. Le travail multidisciplinaire de Caroline Boileau explore plusieurs pistes, mais toutes nous ramènent à cette figure du corps et au rapport que le savoir, en tant que pouvoir, entretient avec celui-ci.