Synonymes

Catherine Bodmer

Synonymes

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© Catherine Bodmer

Née à Zurich (Suisse), Catherine Bodmer vit et travaille à Montréal depuis 1996. Diplômée d’un certificat en arts plastiques et d’un baccalauréat en enseignement des arts plastiques de la Haute École d’art de Zurich, elle détient également une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal. Partant d’une approche documentaire de la photographie, elle aborde les lieux choisis comme des agencements variables au travers une approche souvent répétitive et performative. Son travail a été exposé au sein de plusieurs expositions individuelles et collectives. Soulignons Les paradis de Granby (3e impérial, 2015), Camelotes (Centre Sagamie, 2012), Casas (Optica, 2012) et Exposant deux (Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, 2014). Catherine Bodmer travaille à titre de coordonnatrice à la formation et au développement professionnel au Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ) pendant près de six ans (2013-2019) avant de devenir directrice générale adjointe en janvier 2020. 

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8 octobre 2020 au 7 novembre 2020

Lors de plusieurs séjours et résidences à Mexico, Catherine Bodmer a produit une vaste documentation photographique s’attardant aux espaces verts du tissu urbain de Mexico, tels des parcs, terrains de jeux et jardins publics. Partant d’une série d’images qui expose les kiosques luxuriants d’un marché de plantes dans le Viveros de Coyoacán, Bodmer poursuit sa recherche autour du thème du jardin comme manifestation de la quête d’un monde idéal, de l’utopie.—En tant que microcosme, le jardin porte en lui l’image du paradis, du lieu parfait. Ainsi, le marché de plantes du Viveros, une coopérative d’une trentaine de petites entreprises familiales, fréquenté majoritairement par une clientèle bourgeoise, devient pour l’artiste un lieu de questionnement où réalités et perceptions divergentes s’entremêlent. Avec son exposition Synonymes, Bodmer cherche à circonscrire le marché à la fois comme lieu concret et symbolique, en le revisitant encore et encore, tentant de saisir ses nuances, d’extraire son essence. Dans cette installation photographique, la multiplication et la superposition de textures, de couleurs, de mots et de textes, évoquent non seulement l’expérience multi-sensorielle et immersive du lieu, mais aussi la charge sociale qu’il contient. Ici, l’idéologie bourgeoise et colonialiste du jardin, la mise en scène virtuose d'une nature idéalisée, s’entrechoque avec les réalités et la précarité socio-économique des marchands et le personnel qui y travaille.