Quelque chose

Chloé Desjardins

Quelque chose

 

 

 

  • Exposition
Chloé Desjardins Quelque chose

Chloé Desjardins a complété en 2008 un baccalauréat à l'Université Concordia dans le programme Studio Arts. Elle a ensuite entrepris une maîtrise en création à l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM, qu'elle a terminée en décembre 2011. Durant cette formation, elle s'est intéressée de près aux techniques du moulage dont elle a approfondi l'apprentissage. La sculpture détient maintenant une place prédominante dans sa pratique. Au cours des dernières années, elle a participé à plusieurs expositions de groupe ou événements artistiques présentés dans divers centres d'artistes et galeries de Montréal. Ses œuvres récentes ont été présentées à la galerie Parisian Laundry (2011), à la galerie Lilian Rodriguez, à la galerie SAS et à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal en collaboration avec la revue ESPACE Sculpture (2012). Elle prépare une exposition à la Maison des artistes visuels francophones au Manitoba, ainsi qu’au centre d’artiste Caravansérail à Rimouski (2013). Elle a récemment reçu la bourse de la relève du Conseil des arts et des lettres du Québec et un article de fond sur son travail est paru dans le numéro 74 de la revue Esse. L’exposition Quelque chose présentée à la Galerie B-312 est sa première exposition individuelle.

11 octobre 2012 au 10 novembre 2012

—VERNISSAGE JEUDI 11 OCTOBRE 2012 À 17H

La Galerie B-312 est heureuse d’accueillir dans sa grande salle le travail de Chloé Desjardins, une artiste de la relève établie à Montréal. Intitulée Quelque chose, sa première exposition solo rassemble des œuvres ayant été présentées dans le cadre de sa maîtrise à l’Université du Québec à Montréal ainsi que des productions inédites.—Pour réaliser ce corpus de moulages en plâtre, l’artiste a recours à des objets usuels, souvent industriels ou manufacturés, ainsi qu’à des textures d’apparence banale, mais qui acquièrent une nouvelle présence lorsque recopiés dans un autre matériau. Par cette simple opération de transmutation de la matière originale, un écart se crée, saisissant, et rappelle combien la sculpture met en scène et à distance son sujet. En même temps, ces objets incarnent plusieurs paradoxes : des formes familières qu’on voudrait toucher deviennent inaccessibles, figées dans la matière ; des œuvres uniques sont élaborées à partir d’une technique de copie.—La pratique de Chloé Desjardins suggère une certaine sensibilité aux problématiques soulevées entre autres par le minimalisme et l’art conceptuel, comme l’influence du lieu d’exposition sur l’appréciation d’une œuvre ou la question de la sacralisation des objets. Placés sur des socles de dimensions variables ou protégés derrière des vitrines de plexiglas, ces objets mettent en relief les codes et les conventions régissant l’appréciation des œuvres d’art. L’artiste questionne la présence, le statut et l’effet de ces dispositifs dans la mise en contexte des œuvres.—Avec une simplicité étonnante, Quelque chose nous rappelle combien la valeur symbolique de l’objet est malléable et tient à peu de chose, à presque rien. —Mathieu Ménard