THE THIRD BODY

DAVID MCFARLANE—VIDA SIMON—JANE WILLIAMS

THE THIRD BODY

 présentée par Jack Stanley

  • Exposition
© Exposition "Third Body", Galerie B-312, 2001.

En plus d’avoir une pratique en art visuel, Jack Stanley a été commissaire pour les projets Night Stories (Galerie Articule, Montréal, 1996) ainsi que Three Films by Trinh T. Minh-ha (Institut Goethe, Montréal,1995). Il a participé à l’organisation d’une série d’expositions A Room Under The Stairs, de 1996 à 2000. Il a également écrit les textes des catalogues pour les expositions Moving & Storage (Ottawa, Montréal et Toronto, 1999) et Laiwan (Articule, 1997) ainsi que des textes d’accompagnement et des essais au sujet du travail de Marie-Josée Laframboise (CIRCA, 2000), Karilee Fuglem (La Biennale de Montréal, 1998), Dagmar Dahle et Vida Simon (Articule, 1997).

On a pu voir le travail de David McFarlane à Montréal lors de la présentation de la performance CounterPoses (Oboro, 1998) et il a présenté une exposition individuelle au même endroit en 1994. Vida Simon a présenté des performances à Montréal, Ottawa et Toronto, dont Effigy (Le Mois de la performance, La Centrale, 2000) et des expositions à Montréal, Toronto et Winnipeg. Elle présente actuellement une exposition à la Galerie Wilder & Davis (luthiers) jusqu’en avril 2001. Jane Williams, pour sa part, a présenté des installations intégrant parfois le son et la vidéo à Montréal, Halifax, Saskatoon et Saint- Jean (T.N.). En 1999, elle a amorcé le projet Free Light Trucking explorant les idées rattachées au transport, à la valeur et à l’échange.

31 mars 2001 au 28 avril 2001

Le projet que nous propose Jack Stanley, commissaire invité, met en relation le travail de David McFarlane, Vida Simon et Jane Williams. Cette exposition attire notre attention sur différentes approches qui questionnent la place du corps dans la production de l’œuvre d’art. Les artistes ont choisi pour l’occasion de nous présenter du nouveau travail en relation avec la proposition que leur a faite le commissaire.
Dans le travail de Vida Simon, le spectateur se retrouve partie prenante de l’œuvre dans la mesure où il intervient physiquement sur un objet ou une situation, ou qu’il expérimente la transformation de ceux-ci. Les gestes qu’il pose se situent à la limite qui sépare le quotidien, le banal, du lieu symbolique qui appartient au champ de l’art. Jane Williams, pour sa part, établit entre la photographie et l’objet une relation qui réfère à une action de transport ayant eu lieu. Mais dans ce qui nous est présenté, une inadéquation prend place et ouvre une brèche dans l’interprétation. La fiction qui en résulte fait appel à la mémoire et nous conduit, par un jeu d’échelle, du côté de l’enfance. Pour ce qui est des tableaux de David McFarlane, ils réfèrent à des lieux réels et des lieux fictifs tout en maintenant une certaine confusion entre ceux-ci. Ces trois approches différentes amènent le spectateur à prendre place en ce lieu où se rencontrent et se croisent espace réel et espace imaginaire.

Jack Stanley