De l'un à l'autre

Ianick Raymond

De l'un à l'autre

Exposition
Ianick Raymond De l'un à l'autre © Ianick Raymond—Vitre brisée-matrice—Galerie B-312
© Ianick Raymond—Vitre brisée-matrice—Galerie B-312

Ianick Raymond vit et travaille à Montréal. Il termine actuellement une maîtrise en arts à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur l’apport perceptif de la peinture et il s’intéresse aux différentes manières d’appréhender un tableau. Récipiendaire de la bourse d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier (2014) et de la bourse d’études supérieures du Fonds de Recherche du Québec - Société et culture (2016), Ianick Raymond a également été finaliste au Concours de peintures canadiennes de RBC (2011) et lauréat du titre Artiste de la relève attribué par le Musée d’art contemporain des Laurentides (2009). Depuis dix ans, son travail est diffusé à travers le Canada. En septembre dernier, il a réalisé son premier projet d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement pour l’Édifice Wilder – Espace Danse, situé dans le Quartier des spectacles.

9 novembre 2017 - 16 décembre 2017

La Galerie B-312 a le plaisir d’accueillir De l’un à l’autre, la plus récente exposition de l’artiste Ianick Raymond, qui marque également la fin de son parcours à la maîtrise.—Se déployant dans les deux salles de la galerie, De l’un à l’autre rend compte des réflexions de l’artiste sur son médium, la peinture. Comment regardons-nous un tableau ? Que regardons-nous et de quelle façon ? Comment la mise en espace des tableaux joue-t-elle sur notre perception ? Comment, physiquement, en fait-on l’expérience ? Voici quelques questions qui auront habité Ianick Raymond tout au long de ses recherches universitaires, le menant à prendre d’assaut et à faire cohabiter, dans un même espace peint, deux approches de la peinture semblant s’opposer. Il explore à la fois le plan matériel de la peinture – travail de la surface, primauté de la matière, avec ses contingences et ses accidents – et le plan illusoire – travail minutieux et réfléchi jouant des phénomènes de la perception. C’est par l’exploration de cet entre-deux, dans le faire, qu’émergera les diverses tactiques que l’artiste met en place pour faire voir autrement. Il porte une attention presque aussi grande au lieu de présentation et aux conditions d’accrochage des oeuvres qu’aux tableaux eux-mêmes, s’efforçant de faire disparaître les limites de l’espace pictural et de l’espace d’exposition en imitant la texture granuleuse du mur sur la surface de ses peintures. Il s’agit pour Ianick Raymond de créer un parcours visuel complexe où chaque tableau informe le suivant dans un jeu de répétitions et de comparaisons où s’entrelacent représentation et présence matérielle, remettant en cause ce que nous percevons. Sommes-nous devant un trompe-l’oeil ? Les propositions de l’artiste nous incitent à se mouvoir dans l’espace en multipliant les points de vue sur les oeuvres, nous approchant, nous éloignant, regardant en angle la surface. De l’un à l’autre déjoue et incite à s’attarder encore un peu afin d’en faire pleinement l’expérience.

—Isabelle Guimond

Ianick Raymond

De l'un à l'autre

9 novembre 2017 - 16 décembre 2017
Ianick Raymond De l'un à l'autre © Ianick Raymond—Vitre brisée-matrice—Galerie B-312
© Ianick Raymond—Vitre brisée-matrice—Galerie B-312

La Galerie B-312 a le plaisir d’accueillir De l’un à l’autre, la plus récente exposition de l’artiste Ianick Raymond, qui marque également la fin de son parcours à la maîtrise.—Se déployant dans les deux salles de la galerie, De l’un à l’autre rend compte des réflexions de l’artiste sur son médium, la peinture. Comment regardons-nous un tableau ? Que regardons-nous et de quelle façon ? Comment la mise en espace des tableaux joue-t-elle sur notre perception ? Comment, physiquement, en fait-on l’expérience ? Voici quelques questions qui auront habité Ianick Raymond tout au long de ses recherches universitaires, le menant à prendre d’assaut et à faire cohabiter, dans un même espace peint, deux approches de la peinture semblant s’opposer. Il explore à la fois le plan matériel de la peinture – travail de la surface, primauté de la matière, avec ses contingences et ses accidents – et le plan illusoire – travail minutieux et réfléchi jouant des phénomènes de la perception. C’est par l’exploration de cet entre-deux, dans le faire, qu’émergera les diverses tactiques que l’artiste met en place pour faire voir autrement. Il porte une attention presque aussi grande au lieu de présentation et aux conditions d’accrochage des oeuvres qu’aux tableaux eux-mêmes, s’efforçant de faire disparaître les limites de l’espace pictural et de l’espace d’exposition en imitant la texture granuleuse du mur sur la surface de ses peintures. Il s’agit pour Ianick Raymond de créer un parcours visuel complexe où chaque tableau informe le suivant dans un jeu de répétitions et de comparaisons où s’entrelacent représentation et présence matérielle, remettant en cause ce que nous percevons. Sommes-nous devant un trompe-l’oeil ? Les propositions de l’artiste nous incitent à se mouvoir dans l’espace en multipliant les points de vue sur les oeuvres, nous approchant, nous éloignant, regardant en angle la surface. De l’un à l’autre déjoue et incite à s’attarder encore un peu afin d’en faire pleinement l’expérience.

—Isabelle Guimond

Ianick Raymond vit et travaille à Montréal. Il termine actuellement une maîtrise en arts à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur l’apport perceptif de la peinture et il s’intéresse aux différentes manières d’appréhender un tableau. Récipiendaire de la bourse d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier (2014) et de la bourse d’études supérieures du Fonds de Recherche du Québec - Société et culture (2016), Ianick Raymond a également été finaliste au Concours de peintures canadiennes de RBC (2011) et lauréat du titre Artiste de la relève attribué par le Musée d’art contemporain des Laurentides (2009). Depuis dix ans, son travail est diffusé à travers le Canada. En septembre dernier, il a réalisé son premier projet d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement pour l’Édifice Wilder – Espace Danse, situé dans le Quartier des spectacles.