EVERYDAY STRANGE

Emmanuelle Antille, Meesoo Lee, Rachel Echenberg

EVERYDAY STRANGE

  • Projection vidéo
Emmanuelle Antille EVERYDAY STRANGE © Projection " Everyday Strange / Étrangeté au quotidien ", Galerie B-312, 2002.
© Projection " Everyday Strange / Étrangeté au quotidien ", Galerie B-312, 2002.
19 juin 2002

En clôture de la programmation célébrant son 10e anniversaire, la Galerie B-312 a le plaisir de vous inviter à une projection vidéo en plein-air orchestrée par Monique Moumblow. La soirée sera précédée d’un pique-nique composé de ce que tous et chacun apporteront.**—Vidéaste montréalaise, Monique Moumblow réunit sous le titre Everyday Strange / Étrangeté au quotidien, quatre monobandes de trois vidéastes, Emmanuelle Antille (Suisse, Lausanne), Rachel Echenberg (Canada, Montréal) et Meesoo Lee (Canada, Vancouver) : 

1. Meesoo Lee, Fool, 2001, 4mn. 30sec., 

2. Emmanuelle Antille, Wouldn’t it be Nice, 1999, 13mn, 

3. Rachel Echenberg, 12 Hours, 2001, 12mn, 

4. Emmanuelle Antille, Night for Day, 2000, 23mn.

Ces propositions vidéographiques mettent à rude épreuve l’idée de narratif par d’étranges juxtapositions, des moments évoqués qui n’arrivent jamais ou des situations incongrues. Le récit, quand récit il y a, ouvre sur une béance du sens où ne cessent de résonner ce qui est exclu ou jamais mentionnée.—L’exploration de l’amour filial par Emmanuelle Antille dans Wouldn’t it be Nice et Night for Day, le tendre aveu d’un amour incongru dans Fool de Meesoo Lee, et l’observation des effets d’une présence publique inusitée dans 12 Hours de Rachel Echenberg arrivent à cerner et transmettre la consistance si tangible, mais innommable, de ce qui façonne les faits et gestes, banals et automatiques, que nous adressons aux autres et que nous recevons d’eux.

—JEAN-ÈMILE VERDIER