DOUTES ET REDOUTES

ÉRIC ILHAREGUY

DOUTES ET REDOUTES

Éric Ilhareguy DOUTES ET REDOUTES © Éric Ilhareguy, exposition "Doutes et redoutes", Galerie B-312, 2000.
© Éric Ilhareguy, exposition "Doutes et redoutes", Galerie B-312, 2000.

On a pu voir le travail d’Éric Ilhareguy à Montréal lors d’expositions collectives intitulées : On the Line / Sur la Ligne (Galerie VAV, 2000), Espaces transitoires (Centre de diffusion de la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, 2000) et Aléatoire / Random (Galerie d’art Leonard & Bina Ellen, 1999). Il termine actuellement une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal.

18 novembre 2000 au 16 décembre 2000

 

L'accumulation et la répétition relèvent sans doute de quelques motivations secrètes. Mais au rang de celles-ci, l'on pourrait probablement relever celle de l'obsession. Comme si, sans relâche, une question, une image ou un mot se présentait à notre esprit sans qu'on en puisse le chasser. L’activité à laquelle se livre Éric Ilhareguy est peut-être d’accueillir cette obsession et d’en faire surgir des densités, des agglomérats et d’en déployer l'éventuel paysage. Par la répétition, la superposition et l’usage de différentes échelles se développe un espace complexe. 

Les motifs répétés que l’artiste utilise s'articulent autour de quelques mots qui sont inscrits abondamment, de façon pléthorique, voire à l'excès. Et ces mots qu'il utilise réfèrent à la question de l'identité, mais en prenant ancrage dans la fausseté. Cette idée d'une vérité du sujet qui résiderait dans son authenticité et qui se manifesterait par la pratique artistique est évoquée ici sur un mode à la fois obsessif et distancié.

 Mais le langage qui lui sert de matériau nous autorise une autre lecture : comment ne pas entendre une somme de sons ou quelque bruit infernal qui serait produit par l'énonciation de ces mots ou fragments de mots? De ces dessins, il surgirait alors une sorte de musicalité, un crépitement ou un bruissement complémentaire à la graphie.