THROUGH SUPER HEROES ET AUTRES MENSONGES

ÉRIC LADOUCEUR

THROUGH SUPER HEROES ET AUTRES MENSONGES

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Éric Ladouceur THROUGH SUPER HEROES ET AUTRES MENSONGES © Éric Ladouceur, Galerie B-312, exposition Through Super Heroes et autres mensonges, 2000.
© Éric Ladouceur, Galerie B-312, exposition Through Super Heroes et autres mensonges, 2000.

On a pu voir le travail d'Éric Ladouceur lors d'expositions individuelles à Montréal (Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, 1997) ainsi qu'au 10, rue Ontario Ouest, espace 500, en 1993 où il présentait Tableaux confluents. Il a également participé à des expositions collectives dont La Biennale du dessin, de l'estampe et du papier- matière du Québec (Alma, 1997) et prit part à La relève fait sa cour (Galerie Graff, 1996) ainsi qu'à En quête d'histoires (Galerie Graff, 1995), toutes deux présentées par la commissaire Julie Turcotte.

 

12 février 2000 au 11 mars 2000

Dans la culture de masse à laquelle puise Éric Ladouceur, on retrouve, entre autres, deux séries d'images présentées dos à dos. La plus visible nous ramène à des portions de notre enfance, allant chercher dans la bande dessinée un large éventail des figures de super héros. La seconde série, un peu cachée par la première, est marquée par cette restriction qui touche les images destinées au public dit « adulte ». L'artiste pose un regard ironique où phantasme de puissance et phantasme sexuel rendent compte, en parallèle, de la barrière sociale entre vie adulte et enfance. La critique sociale que porte son travail nous signale le pouvoir d'aliénation qu'utilise l'industrie du divertisse­ment. Il serait difficile de ne pas y voir une dimension morale dans la mesure où ces images qui s'adressent à l'imaginaire social et individuel semblent exister à partir de deux discours moraux dont on ne questionne pas toujours la cohérence. Si le premier s'appuie sur un certain mythe de justice un peu simpliste et qu'il participe à façonner l'imaginaire juvénile, l'autre défend la libre circulation des images pornographiques au nom d'une liberté d'expression qui signifie davantage profits que liberté. Ces deux discours et leurs sous-produits se présentent comme deux portes étroites que la culture de masse offre pour échapper à l'emprise du réel. C'est à ce type de réflexion que nous convie Éric Ladouceur.