Free space Loss

ERIKA LINCOLN

Free space Loss

  • Exposition
Erika Lincoln Free space Loss

Originaire du Manitoba, Erika Lincoln vit et travaille à Winnipeg. Après des études en histoire et philosophie, elle obtenait en 1999 un baccalauréat en beaux-arts de l’Université du Manitoba. Elle a exposé à la Video Pool (2007, Winnipeg) où elle a d’ailleurs effectué une résidence en 2004 et à la Ace Art Gallery (2003, Winnipeg). Elle a participé à de nombreuses expositions collectives et festivals dont le Stuttgarter Filmwinter Festival for Expanded Media (2010 et 2009, Allemagne), le Medialab Prado (2009, Madrid, Espagne), le Pixxelpoint Festival (2007, Nova Gorica, Slovénie) ainsi qu’à The Robot Talent Show (2005, Dublin, Irlande). En 2011, elle présentera Singing Condition à la Winnipeg Art Gallery (Manitoba).

19 mars 2010 au 17 avril 2010

—VERNISSAGE VENDREDI 19 MARS 2010 À 17H

La Galerie B-312 est très heureuse de présenter Free Space Loss d’Erika Lincoln, une œuvre de 2009, dont on dira sans équivoque qu’il y est question de réalité virtuelle.—La réalité virtuelle est une réalité qui n’existe qu’à travers nos sens, trompés qu’ils sont par un dispositif capable de les soumettre à des excitations semblables à celles qu’ils subiraient s’ils étaient soumis à l’expérience effective d’une réalité tout aussi effective. La réalité virtuelle n’existe pas en dehors d’un tel appareillage.—Dans Free Space Loss, Erika Lincoln s’emploie à reconstituer, de manière très artisanale, ce qui pourrait sembler être les conditions nécessaires qui nous permettraient de faire l’expérience de la réalité virtuelle. Pour ce faire, elle confectionne en quatre exemplaires un appareillage composé d’un vieux casque de moto, de type casque intégral, qui a en guise de visière un petit tunnel en toile opaque dont le fond est un écran à cristaux liquides. Le casque est muni de senseurs qui captent la température et la luminosité qui règnent dans le tunnel. Le tout est branché sur un ordinateur par l’intermédiaire duquel celui ou celle qui passe le casque voit des images sur l’écran, qui se modifient en fonction des informations reçues par l’ordinateur depuis les capteurs de chaleur et de luminosité.—Dans Free Space Loss, Erika Lincoln ne cherche pas à nous faire faire l’expérience d’une réalité, quand elle est virtuelle, elle travaille plutôt à la déconstruction de la virtualité, quand on la croit valoir pour la réalité.

—JEAN-ÉMILE VERDIER