Constructions discutables

Francis Arguin

Constructions discutables

  • Exposition
Francis Arguin Constructions discutables

Originaire de Rouyn-Noranda, Francis Arguin vit actuellement à Québec. Il détient un double baccalauréat en arts plastiques (2005) et en communication graphique (2003), tous deux de l’Université Laval. Au cours des dernières années, son travail a été présenté au Québec (l’Œil de Poisson, Caravansérail, Espace Virtuel, L’Écart, Action Art Actuel). Il a également présenté de nombreuses performances au Québec, en Ontario, ainsi qu’à l’étranger (Amérique du Sud, États-Unis, Europe, Asie).

 

30 mai 2013 au 29 juin 2013

—VERNISSAGE JEUDI 30 MAI 2013 À 17H

Francis Arguin emploie fréquemment des matériaux familiers comme le papier, le carton, le polystyrène ou le bois pour la réalisation de ses sculptures. Retenant l’aspect plastique et esthétique de certains objets du quotidien, l’artiste les transforme en des structures à la fois massives et fragiles. Pour la série Constructions discutables, l’artiste s’intéresse au vocabulaire de l’architecture. —Le projet tire son origine de détails observés par l’artiste sur certains bâtiments : ces gestes maladroits ou mal assumés, donnant parfois aux édifices un caractère tantôt « affreux », tantôt attachant. À partir de ce questionnement sur le goût, Francis Arguin a amorcé une collecte de documentation visuelle. Guidées par des termes comme « worst buildings » ou « strange buildings », des recherches effectuées sur internet lui ont permis de découvrir des projets architecturaux dont la controverse a retenu son attention et celle de plusieurs internautes.—De cette massive banque d’images, l’artiste a laissé de côté la notoriété des bâtiments ou les tollés qu’ils soulevaient pour se concentrer sur les formes et les détails qui disposaient d’un potentiel de transformation, de réinterprétation. Les œuvres créées, sculptures imposantes combinant des structures méticuleusement planifiées et des interventions d’apparence ludique, pourraient rappeler le meuble ou la maquette. Pour permettre aux sculptures de s’affirmer comme objets uniques, l’artiste a eu recours à une variété de stratagèmes comme la variation du dispositif de présentation ainsi que des changements d’échelle.—Si la tour Eiffel demeure un exemple notoire de monument initialement rabroué ayant gagné en popularité au fil des décennies pour devenir un symbole intouchable, peu d’édifices connaissent un destin semblable. Constructions discutables offre-t-elle, par l’intermédiaire de l’objet d’art, une possible rédemption à ces monuments mal-aimés?

—MATHIEU MÉNARD