DISPERSION

JOCELINE CHABOT

DISPERSION

Joceline Chabot DISPERSION © Joceline Chabot, exposition " Dispersion", Galerie B-312, 2000.
© Joceline Chabot, exposition " Dispersion", Galerie B-312, 2000.

On a pu voir le travail de Joceline Chabot lors d’expositions individuelles à Montréal (Centre des arts actuels SKOL, 1997 et Occurence, 1996), lors d’expositions collectives en Suisse (Riehen, 2000), à Montréal (Articule, 1998) ainsi que lors d’une exposition de groupe itinérante présentée dans le cadre du programme Exposer dans l’île et réalisée par la Galerie Graff (1997-98).

9 septembre 2000 au 7 octobre 2000

 

La lumière joue un rôle prépondérant dans ce que nous propose Joceline Chabot. Étant donné la subtilité des interventions, l'on peut s’interroger et douter en mettant le pied dans l’espace d’exposition. Rien ne nous assaille ici. Qu'y a-t-il à regarder? Le caractère discret et évanescent de ce qu'il y a à voir nous impose donc une certaine attitude. Une approche stratégique et de multiples déplacements sont nécessaires afin de capter ces fugitifs reflets. Il y a des images et des motifs sur ces murs mais leur caractère presque intangible leurs confère une certaine immatérialité. 

Cette limite du perceptible nous indique un seuil. Et lorsque nous saisissons ces images, ce qu'elles représentent ainsi que les mots incrustés ici ou là, une signification toute particulière s'offre à nous. Ces images appartiennent au domaine public, donc elles nous concernent. Joceline Chabot les trafique à partir de photographies parues dans les journaux. Elles représentent des réfugiés ou des victimes de conflits ethniques ou territoriaux. Le hors-champ visuel fait alors résonner d'autres frontières, fortement construites mais ponctuées de zones poreuses, entre les individus, les sociétés, les cultures.