Faire la vague

Jonathan Villeneuve

Faire la vague

  • Exposition
Jonathan Villeneuve Faire la vague

Jonathan Villeneuve est un artiste patenteux natif de Saint-Sauveur-des-Monts. Il détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l'UQÀM (2004) et une maîtrise en arts plastiques de l'Université Concordia (2009). Son travail a été présenté au Québec, en Europe et à travers le Canada, notamment à la Galerie Sans Nom (Moncton, 2010), à la Galerie d'art de l'Université de Sherbrooke (2012), à Grunt Gallery (Vancouver, 2012) et à Eastern Edge (St-John, 2011). Il a réalisé l’œuvre d'intégration à l'architecture Organicus, perché au sommet de l'École de Cirque de Québec (2011). Il est le récipiendaire de nombreux prix et bourses, notamment du Conseil des arts et de lettre du Québec et du Conseil des Arts du Canada. Depuis 2005, Jonathan Villeneuve est membre du collectif Perte de Signal (Montréal) et siège depuis 2011 au conseil d'administration de la Chambre Blanche (Québec). Il vit et travaille à Montréal. 

15 novembre 2012 au 15 décembre 2012

—VERNISSAGE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 À 17H

La Galerie B-312 accueille dans sa grande salle l’installation Faire la vague de l’artiste québécois Jonathan Villeneuve. Après avoir été présentée dans divers lieux au Québec et au Canada depuis 2009, son passage à la galerie marque sa première apparition en sol montréalais.—L’imposante charpente de Faire la vague – environ trois mètres de hauteur par dix mètres de longueur – supporte plusieurs dizaines de « deux-par-quatre » connectés à un ensemble d’arbres à cames et de moteurs. La forme et la cadence de l’engrenage donne aux planches des degrés d’amplitude variable, inscrivant à l’ensemble un mouvement et un rythme ondulatoire fluide, mais contraint. Des grincements et des vibrations se font entendre, provoqués par le frottement entre chaque planche de bois et le compartiment de retenue installé au sol. Cette matière sonore marque l’espace et devient du coup une composante indissociable de l’œuvre.—Dans plusieurs pièces de Jonathan Villeneuve, on retrouve des principes et des mécaniques typiques de la révolution industrielle, telles la production en série et l’utilisation de l’arbre à cames, composante clef du moteur à piston. Paradoxalement, l’artiste utilise les matériaux dans leur état brut (contreplaqué, 2 x 4, gazon synthétique). Dans ces structures animées où le spectateur peut s’amuser à décortiquer une mécanique et un ensemble de matériaux laissés à nu, peut-on voir le désir de redonner une touche de fantaisie aux aspects plus monotones, voire insipides, de la modernisation ? Une certaine poésie se dégage de l’ensemble. Comment un tronc équarri ou contreplaqué acquiert-il ce pouvoir d’insuffler une poésie au quotidien ? Peut-il encore rappeler cette forêt, parfois absente, qui défile sous nos yeux lors de nos déplacements motorisés ?