LES LENDEMAINS

JOSÉE BERNARD

LES LENDEMAINS

  • Exposition
Josée Bernard LES LENDEMAINS © Josée Bernard, exposition "Sculptures", Galerie B-312, 1992.
© Josée Bernard, exposition "Sculptures", Galerie B-312, 1992.

Josée Bernard a complété un baccalauréat en ats plastiques à l'Université du Concordia en 1985; depuis 1990, elle a une maîtrise en arts de l'Université de Québec à Montréal. Sa dernière exposition solo, l'installation Comme des îles, a été présentée à la galerie Powerhouse à Montréal en 1990, et reprise à La Chambre Blanche à Québec en 1991. 

Josée Bernard tient à remercier Sylvain L'Espérance, Martin St-Pierre, Brian Innes et Claude Cardinal (PAFPS-O.N.F.), Wyn Geleynse, Jean Corbeil, Johanna Kotkowska, Christophe Flambard et Claude Bernard.

31 octobre 1992 au 21 novembre 1992

—VERNISSAGE SAMEDI 31 OCTOBRE À 14H

Cette installation, alimentée par une lecture de Lucrèce, se veut une réflexion sur la fragilité des choses et des êtres. En trois volets, cette installation propose un parcours ironique parmi les souvenirs de tourments et de détresses. Elle mets en scène, par porjection 16mm, jeux d'ombres portées et images vidéo, un dispositif d'images qui n'est pas sans mémoire de nos peurs d'enfance nous revenant telles des engrammes et rappelle qu'après la pluie vient le beau temps.

"(...) et l'on n'ose pas croise que la substance de ce vaste monde est réservé à la mort et à la ruine, lorsqu'on voit de telles masses de terres prêtes à s'écrouler! que si les vents ne reprenaient haleine, nulle force ne pourrait arrêter la chute des choses, ni les ramener en arrière dans cette course à la mort. Mais comme tour à tour ils reprennent haleine et redoublent de violence, comme ils se forment et reviennent à la charge puis repoussées et battent en retraite tour à tour, la Terre, grâce à ce jeu, menace plus souvent ruine qu'elle ne tombe réellement; elle se penche en effet, puis se redresse en arrière, et après avoir failli tomber elle reprend son équilibre et sa place ordinaire".

Lucrèce, De la nature