RÉCAPITULATION : PEINTURE DE GENRE DÉSASSEMBLÉE

JOSEPH BRANCO

RÉCAPITULATION : PEINTURE DE GENRE DÉSASSEMBLÉE

Joseph Branco RÉCAPITULATION : PEINTURE DE GENRE DÉSASSEMBLÉE © Joseph Branco, exposition "Récapitulation : peinture de genre désassemblée", Galerie B-312, 2001.
© Joseph Branco, exposition "Récapitulation : peinture de genre désassemblée", Galerie B-312, 2001.

On a pu voir le travail de Joseph Branco lors d’expositions individuelles à Montréal (Édifice Peck, rue Saint-Laurent, 1997), (Musée d’art contemporain de Montréal, 1993), (Édifice Belgo, 1990) et collectives (Dazibao, 1998), (Peinture-peinture, Édifice Belgo, 1998), (Les Cent jours d’art contemporain, CIAC 1991), (Peinture au Québec; une nouvelle génération, Musée d’art contemporain, 1985). Il présentera à nouveau son travail à la galerie Occurence en avril 2001. 

13 janvier 2001 au 10 février 2001

 

Il y a environ dix ans, Joseph Branco et Marie A. Côté louaient un espace dans l'édifice Belgo afin de présenter leur travail. Ce lieu est sensiblement celui qu'occupe la Galerie B-312 aujourd'hui. Un curieux effet de mémoire se présentera peut-être à ceux qui se souviennent de l'exposition de 1990. Et le travail que nous propose l’artiste porte aussi, d'une certaine façon, une part de cette mémoire. On pourrait dire également que cette idée de mémoire se manifeste à différents niveaux dans le travail de Joseph Branco, qu’on la retrouve du côté de l'Histoire, ou qu’elle soit visible par les moyens techniques employés, sous la forme de la trace produite par le moulage.

Par ailleurs, le lieu et les conditions de présentation des œuvres ont toujours été investis et signifiants dans le travail de l’artiste. Le cadre de l'exposition et la mise en place se retrouvent en dialogue avec les objets qu'ils accueillent, participant au discours que ceux-ci construisent. Dans la présente exposition, les interventions sur les murs, en relation directe avec les objets placés au centre de l’espace, instaurent un discours entre objets réels et figures langagières. De la nature morte qui avait été un ancrage majeur de son travail antérieur, ce projet glisse du côté de la peinture de genre en évoquant le lieu habitable et l'espace de bureau. Se trouve également maintenue cette tension entre  matérialité de l'objet et effet de réel.