L'angle mort

FRÉDÉRIC LAVOIE

L'angle mort

Frédéric Lavoie L'angle mort 13 janvier 2005 - 12 février 2005

La Galerie B-312 a le plaisir d’accueillir dans sa petite salle L’Angle mort, une installation de Frédéric Lavoie. Une boîte d’environ un mètre cinquante sur un mètre éclairée de l’intérieur irradie à quelques centimètres du mur. Un vidéo est projeté sur la seule face opaque de cet étrange objet. Des personnes seules, assises derrière une table en bois, sont filmées en train d’attendre. Et Frédéric Lavoie capte cette attente. Le moindre bruit créé par le plus petit de leurs gestes est enregistré par des micros placés sur eux, sur la table, sur la chaise, dans la pièce, partout. Ces bruits, recueillis et travaillés avec la complicité d’Éric Desmarais, se font entendre aux quatre coins de la pièce, et prennent de plus en plus d’importance devant la sobriété de l’image. Dès lors, le visible cède à l’audible, qui se met à dessiner un autre espace que celui de la pièce d’abord, de l’image ensuite.—Cet autre espace, le titre de l’exposition nous en révèle déjà un peu la consistance. Car, à la lumière de l’expérience de l’installation, la notion d’angle mort ne manque pas de nous renvoyer à cette épreuve que nous faisons tous, quand, en parlant à notre interlocuteur, nous nous demandons ce qu’il entend de ce que nous lui disons. Angle mort du sens donc, de celui que l’autre édifie à l’écoute de ce qu’on lui dit, et auquel nous n’avons pas accès. Cet espace, qui n’a rien de spatio-temporel, Frédéric Lavoie s’est donné pour tâche d’en relever les traces. Et il y réussit d’autant plus que l’œuvre s’avère être un époustouflant diptyque composé de l’espace physique de l’installation et de cet autre espace dont la présence rivalise avec les dimensions tactile et visible de l’œuvre.

—Émilie Renaud-Roy  et Jean-Émile Verdier

 

FRÉDÉRIC LAVOIE

L'angle mort

13 janvier 2005 - 12 février 2005
Frédéric Lavoie L'angle mort

La Galerie B-312 a le plaisir d’accueillir dans sa petite salle L’Angle mort, une installation de Frédéric Lavoie. Une boîte d’environ un mètre cinquante sur un mètre éclairée de l’intérieur irradie à quelques centimètres du mur. Un vidéo est projeté sur la seule face opaque de cet étrange objet. Des personnes seules, assises derrière une table en bois, sont filmées en train d’attendre. Et Frédéric Lavoie capte cette attente. Le moindre bruit créé par le plus petit de leurs gestes est enregistré par des micros placés sur eux, sur la table, sur la chaise, dans la pièce, partout. Ces bruits, recueillis et travaillés avec la complicité d’Éric Desmarais, se font entendre aux quatre coins de la pièce, et prennent de plus en plus d’importance devant la sobriété de l’image. Dès lors, le visible cède à l’audible, qui se met à dessiner un autre espace que celui de la pièce d’abord, de l’image ensuite.—Cet autre espace, le titre de l’exposition nous en révèle déjà un peu la consistance. Car, à la lumière de l’expérience de l’installation, la notion d’angle mort ne manque pas de nous renvoyer à cette épreuve que nous faisons tous, quand, en parlant à notre interlocuteur, nous nous demandons ce qu’il entend de ce que nous lui disons. Angle mort du sens donc, de celui que l’autre édifie à l’écoute de ce qu’on lui dit, et auquel nous n’avons pas accès. Cet espace, qui n’a rien de spatio-temporel, Frédéric Lavoie s’est donné pour tâche d’en relever les traces. Et il y réussit d’autant plus que l’œuvre s’avère être un époustouflant diptyque composé de l’espace physique de l’installation et de cet autre espace dont la présence rivalise avec les dimensions tactile et visible de l’œuvre.

—Émilie Renaud-Roy  et Jean-Émile Verdier