Les petites filles te détestent

Marianne Pon-Layus

Les petites filles te détestent

  • Exposition
Marianne Pon-Layus Les petites filles te détestent © Marianne Pon-Layus, Victoire réaliste, 2013
© Marianne Pon-Layus, Victoire réaliste, 2013

Marianne Pon-Layus a obtenu une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM (2012) et y a également remporté la Bourse de la Fondation de l’UQAM (fonds art 2011). Elle a participé à plusieurs expositions collectives à Montréal, notamment à la Galerie Lilian Rodriguez (2011) et chez Art Mûr (2012). En 2013, elle présentera son travail à la Maison de la culture Frontenac.

14 novembre 2013 au 14 décembre 2013

—VERNISSAGE JEUDI 14 NOVEMBRE 2013 À 17H30

L’artiste peintre Marianne Pon-Layus présente dans la petite salle de la Galerie B-312 Les petites filles te détestent, une exposition rassemblant six toiles horizontales de grand format. Dans ces fresques, l’artiste se représente incarnant une variété de personnages. En apportant de fines variations à chacune de ses autoreprésentations, l’artiste s’éloigne du simple autoportrait pour se multiplier en une série d’avatars. Une trame narrative prend forme, que vient distraire cette galerie de personnages aux caractères troublants par trop de ressemblances.—D’une toile à l’autre, la peintre varie les médiums et les techniques, travaille le motif, intègre de l’écriture et de la tapisserie. Les poses des personnages et les compositions de certains tableaux suggèrent des références à d’autres courants de la peinture, dont le réalisme socialiste soviétique. L’intégration d’aspects décoratifs et la palette de couleurs vives engendrent un contraste avec la présence d’outils et d’armes. Une tension s’installe.—Dans une perspective féministe, Marianne Pon-Layus remet en question dans ses œuvres les rôles féminins stéréotypiques tels qu’on les retrouve encore trop souvent au cinéma et dans la culture de masse. Loin d’être passives ou fragiles, les protagonistes qu’elle peint se situent dans le feu de l’action et paraissent capables de brutalité. Entre naïveté et perversité, Les petites filles révèle un univers grinçant, à la fois attrayant et repoussant.

—MATHIEU MÉNARD