SOUS LE JARDIN

MARTIN BORDEN

SOUS LE JARDIN

  • Exposition
Martin Borden SOUS LE JARDIN © Martin Borden, exposition à la Galerie B-312, 1994.
© Martin Borden, exposition à la Galerie B-312, 1994.
15 octobre 1994 au 12 novembre 1994

—VERNISSAGE SAMEDI 15 OCTOBRE À 14H

Et le Seigneur Dieu fit pousser chaque arbre agréable à regarder et bon manger, et aussi l'arbre de vie au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Et le Seigneur Dieu prit l'homme et le mit dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder. 

Genèse 2: 9,15

L'idée du jardin comme point de rencontre entre les mondes naturel et humain surgit du terreau fertile en images que le mythe, la science, la religion et le langage ont déposé dans notre esprit. Quelques-unes de nos notions les plus enracinées sur notre place dans le monde vivant prennent racine dans ce paysage souterrain. L'arbre de vie, le premier homme et la chute, le désert, la culture, les rites de fertilité et d'adoration forment un noeud de chemins qui décrivent la relation de dépendance, faite parfois de contradictions et d'exploration, qui nous lie au monde vert. La "troisième nature", ou espace créé du jardin, et particulièrement le personnage masculin du jardinier ou le topiarus (topos= endroit, topiarus= l'homme responsable de l'endroit), est non seulement le sujet principal de ce travail mais aussi la métaphore à partir de laquelle ont été élaborées la forme et la méthodologie de l'exposition.

Martin Borden

Et leurs yeux s'ouvrirent, et ils surent qu'ils étaient nus, ils cousirent ensemble des feuilles de figuier pour s'en faire des tabliers.

Genèse 3:7

Le jardin privé a peut-être été le type de paysage le plus problématique de ce siècle... pourtant les jardins traduisent les significations symboliques profondes et les mythes que la nature renferme.

Stuart Wrede and William Howard Adams, introduction à: Denatured
Visions, Landscape and Culture in the Twentieth Century
The Museum of Modern Art, New York

Mais la Gloire du jardin est plus grande que ce que voient nos yeux. Parce que là où les yeux lauriers poussent, le long du petit mur rouge, se trouvent les réserves d'outils qui sont le coeur de tout.

Rubyard Kipling, The Glory of the Garden 

L'histoire des jardins et comme l,étude des icebergs: on n,en voit qu'une petite partie au-dessus, alors que le plus important est en-dessous.

Christopher Thacker, The History of Gardens, University of California Press