VOIR ENSEMBLE

MARTIN DÉSILETS, MICHELINE CADIEUX, MONIQUE LÉVESQUE, JEAN-ÉMILE VERDIER 

 

VOIR ENSEMBLE

  • Table ronde
Martin Désilets VOIR ENSEMBLE Voir ensemble_Galerie B312_2006
Voir ensemble_Galerie B312_2006

Micheline Cadieux est analyste clinicienne en bureau privé ainsi qu’à la Clinique psychanalytique pour la famille du Gifric (Groupe interdisciplinaire freudien de recherche et d’interventions cliniques et culturelles), Micheline Cadieux œuvre aussi dans le domaine culturel depuis plus de 20 ans, principalement dans le milieu cinématographique. Membre du Gifric, elle y est responsable des projets Club-Art et Lieu de passage.

Monique Lévesque est psychologue et psychanalyste affiliée aux Séminaires Psychanalytiques de Paris. La problématique suicidaire et l’incidence du corps en tant que matrice symbolique dans nos sociétés retiennent tout particulièrement son attention. Depuis son expérience de l’analyse, Monique Lévesque interroge et explicite dans ses publications l’apport freudien de la prégnance irréductible des inscriptions inconscientes.

Martin Désilets détiend une maîtrise en arts visuels de l'UQAM, son travail a fait l'objet de nombreuses expositions individuelles et collectives, au Québec, au Canada, au Mexique et au Liban, dont la plus récente au Québec eut lieu au Musée d'art contemporain de Montréal (2005). Martin Désilets est récipiendaire de l'édition 2006 de la Bourse Plein-sud.

Nous devons l’idée de cet échange à Jean-Émile Verdier, qui en sera aussi le modérateur. 

 

28 septembre 2006

Dans le cadre de l’exposition Les agglomérations de Martin Désilets, la Galerie B-312 vous invite cordialement à participer, le jeudi 28 septembre 2006, à un temps de parole sur l’art, en présence de l’artiste et de ses invitées, Micheline Cadieux et Monique Lévesque.

En exergue de la rencontre, avançons ces quelques mots de Marie José Mondzain tirés de L’image peut-elle tuer ? : « Il revient à chacun de répondre des visibilités qu’il donne à voir, qu’il fait connaître et qu’il désire partager. Il ne s’agit pas, dans une politique du visible, de comptabiliser des voix, mais de donner à la voix la place d’où elle peut se faire entendre en donnant au spectateur la place d’où il peut répondre et se faire entendre à son tour. La violence du visible n’est que la disparition de ces places et par là même l’anéantissement de la voix. […] Penser l’image c’est répondre du destin de la violence. Accuser l’image de violence au moment où le marché du visible prend effet contre la liberté, c’est faire violence à l’invisible, c’est-à-dire abolir la place de l’autre dans la construction d’un « voir ensemble » (p. 88 et 90). Martin Désilets, Micheline Cadieux et Monique Lévesque introduiront la rencontre pendant la première demi-heure, et l’heure et demi suivante sera entièrement consacrée à la discussion.