Datcha

MIREILLE LAVOIE

Datcha

  • Exposition
Mireille Lavoie Datcha

Mireille Lavoie a complété une maîtrise à l’Université Laval en 1997. Elle a notamment présenté son travail chez Dare- Dare (1999), à la Galerie Joyce Yahouda (2007), dans le cadre de Artefact Montréal 2007 - Sculptures urbaines, sous le commissariat de Gilles Daigneault et de Nicolas Mavrikakis, Montréal (2007), au centre Vu et à la Galerie Le 36, Québec (2009). Depuis 1999, elle enseigne au Cégep Édouard-Montpetit à Longueuil.

21 avril 2011 au 21 mai 2011

—VERNISSAGE JEUDI 21 AVRIL 2011 À 17H

La Galerie B-312 est heureuse de présenter dans sa grande salle DATCHA, une sculpture de Mireille Lavoie. L’artiste emboîte des morceaux de contreplaqué pour échafauder un plan incliné intégré à l’espace d’exposition. Des segments de contreplaqué incorporant des motifs découpés sont déposés sur cette structure. Les motifs laissent apparaître des interstices rappelant les grilles d’aération des maisons anciennes. Deux demi-sphères enchevêtrées forment le sommet, et la forme sculpturale est complétée par un banc intégré aux fenêtres de la galerie.— Par sa façon de travailler le contreplaqué, la démarche de Mireille Lavoie suggère une double préoccupation pour l’aspect évocateur de la figuration et pour les limites de la matérialité. Le découpage méticuleux du contreplaqué fait émerger des motifs végétaux. Ces formes organiques s’inspirent librement de la décoration qu’on pourrait retrouver dans les maisons de campagne. En même temps, ces interventions répétées poussent le matériau aux limites de sa flexibilité : la texture brute et la fragilité du bois émergent. Le contreplaqué peut alors prendre des formes courbes et ondulées, difficiles à envisager en observant le matériau à son état d’origine. De même, l’odeur caractéristique du bois découpé apporte une dimension olfactive à l’oeuvre, qu’on ne peut ignorer.—Au premier coup d’oeil, l’aspect massif de DATCHA, empruntant à la fois au paysage et à l’architecture, guide la lecture de l’oeuvre. En s’asseyant sur le banc, le spectateur accède à un point de vue plus intime, ouvrant la voie à une deuxième lecture du paysage. Le contraste entre la masse de la sculpture et la délicatesse des motifs découpés engendre une certaine tension. L’oeuvre suggère une réflexion poétique sur la division entre l’espace public et l’espace privé.