Les dessous de l'histoire (2)

Monique Régimbald-Zeiber

Les dessous de l'histoire (2)

  • Exposition

20 ANS—UNE ANNÉE DE CÉLÉBRATIONS

À l’automne 1991, la Galerie B-312 présentait sa toute première saison d’expositions et d’événements en arts visuels. Vingt ans plus tard et un étage plus haut, le centre poursuit avec autant d’enthousiasme et d’insistance sa mission première de faire connaître, découvrir et de diffuser les pratiques artistiques actuelles. MARQUER LE TEMPS. Pour souligner ces 20 ans d’existence, une série d’activités spéciales prennent l’affiche cette année : une programmation conçue sous le signe de l’audace, du risque et de l’expérimentation. Toutes soulèvent, de différentes manières, le passage du temps, cette réalité qui nous définit en propre, qui nous particularise, qui nous fait prendre des courbures, qui nous tient éveillés, qui nous fait nous élancer, nous projeter. Ce qui traverse, ce qui résiste, ce qui s’affirme. DE TOUTES MANIÈRES. À SA FAÇON. En invitant Monique Régimbald-Zeiber, la Galerie B-312 rend hommage à une artiste qui, au cours des deux dernières décennies, s’est engagée avec force et énergie au sein de sa communauté, insufflant à nombre de jeunes artistes sa passion et sa curiosité. Siégant au conseil d’administration de B-312 de 1993 à 1994, ellle n’a cessé depuis de soutenir les projets de la Galerie. Artiste, auteure et professeure à l’UQAM, Monique Régimbald-Zeiber nous propose, avec Les dessous de l’Histoire (2), une riche réinterprétation des modes d’inscription de la mémoire et du temps.

2 décembre 2011 au 21 janvier 2012

—VERNISSAGE VENDREDI 02 DÉCEMBRE 2011 À 17H

La Galerie B-312 est fière de présenter Les dessous de l’Histoire (2) de Monique Régimbald-Zeiber. Comme l’indique ce titre, la pièce maîtresse de l’exposition, Voir rouge : potins et rumeurs, s’inscrit en continuité avec Les dessous de l’Histoire : Marguerite B., les écrits, oeuvre présentée en 2004 au Musée d’art contemporain de Montréal dans le cadre de l’exposition « Nous venons en paix… » – Histoires des Amériques organisée par le conservateur Pierre Landry.—Monique Régimbald- Zeiber poursuit sa réflexion sur la condition féminine et la relation que nous entretenons avec l’Histoire en empruntant le répertoire biographique des Filles du Roi assemblé par le démographe et historien Yves Landry. Sur de petites toiles dont les dimensions rappellent des fiches, l’artiste a d’abord recopié une à une chaque notice biographique. On y découvre diverses informations, comme l’année de naissance, la profession du mari, le nombre d’enfants et les circonstances du décès. Toutes, aussi ordinaires ou inusitées soient-elles, sont consignées dans le vocabulaire impersonnel des actes notariés.—Chaque toile a ensuite été investie de nombreuses couches de peinture translucide. La peinture, posée sur une écriture ténue, donne corps à l’histoire de ces femmes. Son aspect suggère une peau ou un tissu marqué par le passage du temps, tandis que la composition en damier évoque plutôt le quotidien, le ménager. Cette combinaison d’écriture et de peinture donne aux toiles un aspect intimiste et invite le spectateur à revenir sur ce chapitre familier et pourtant mal connu de l’histoire du Québec. Éclatée et tapageuse, l’installation de plus de 700 tableautins peut dérouter. L’oeuvre implique plus de trois ans de travail au quotidien, reflet d’un processus inscrit dans la durée.—Plus silencieuses et discrètes, les oeuvres exposées dans la petite salle font écho à l’installation principale.

— Mathieu Ménard