LES REPÈRES

NATALIE LAFORTUNE

LES REPÈRES

Natalie Lafortune LES REPÈRES © Natalie Lafortune, exposition "Les repères", galerie B-312, 2002.
© Natalie Lafortune, exposition "Les repères", galerie B-312, 2002.
23 novembre 2002 au 21 décembre 2002

La grande salle de la Galerie B-312 accueille Les Repères, une exposition de Natalie Lafortune, originaire de Montréal, mais habitant Saint-Jean-Port-Joli depuis maintenant six ans. L'exposition gravite autour d'une installation (qui lui donne son nom) dont l'aspect général rappelle celui d'un arbre immense où l'artiste a réparti des objets trouvés et d'autres qu'elle a confectionnés. Structure et objets font écran à la projection d'une photographie jusqu'à confondre quelquefois le spectateur. Les branches et les objets qui se déploient en avant de l'image lumière semblent maintenant faire corps avec celle-ci, au point de susciter chez le spectateur le désir de s'y frayer un chemin. — Quittant le milieu urbain pour les paysages du bord du fleuve, Natalie Lafortune a dû réféchir la transition, le seuil, le pas, entre le connu et l'inconnu, le dedans et le dehors, le familier et l'étranger, la coutume et l'extravagance. De quelle nature la frange entre ke même et l'autre est-elle ? Qu'y arrive-t-il ? La psychologie du comportement dira qu'on s'acclimate, qu'on se familiarise, qu'on s'habitue. D'accord, mais qu'arrive-t-il exactement ?—Des repères se défont pendant que d'autres sont créés, et ceci, au fil d'un parcours. Deux choses dès lors: pas de transition sans qu'un parcours soit complété entre les effets des actions dévastatrices de l'inconnu sur le connu et l'accomplissement d'actions créatrices qui viennent supplanter les ravages de l'inconnu. C'est ce parcours, destructeur et créateur tout à la fois, que Natalie Lafortune a réfléchi à l'atelier, et qu'elle nous convie à partager par l'intermédiaire de son plus récent travail.

—Jean-Émile VERDIER