Refusing to make a scene

PAVITRA WICKRAMASINGHE

Refusing to make a scene

Une exposition co-diffusée avec l’Espace Vidéographe

  • Exposition
Pavitra Wickramasinghe Refusing to make a scene

Originaire du Sri Lanka, Pavitra Wickramasinghe vit et travaille à Montréal. Elle détient un baccalauréat en beaux-arts du Alberta College of Art and Design (2003). Artiste multidisciplinaire, elle intègre dans sa pratique le dessin, la vidéo, la sculpture et l’installation. Ses oeuvres ont été diffusées dans le cadre de plusieurs festivals dont le SAGSRI 2007-2008, Halifax (2008), GIRAF 3, Calgary (2007), MadCat Women’s International Film Festival, San Francisco (2006), Images 19e Festival 2006, Toronto (2006) et Made In Video Festival, Copenhague (2006). Elle a été directrice adjointe de la Stride Gallery pendant trois ans avant d'entamer un programme de maîtrise en arts visuels à l'université Concordia.

20 novembre 2009 au 19 décembre 2009

—VERNISSAGE VENDREDI 20 NOVEMBRE 2009 À 17H

La Galerie B-312 et l’Espace Vidéographe sont heureux de présenter Refusing to make a scene, une installation de Pavitra Wickramasinghe. L’artiste explore depuis plusieurs années l’image en mouvement, au moyen d’installations vidéographiques le plus souvent. Refusing to make a scene ne fait pas exception, mais l’artiste y présente aussi un travail sur le bouleversement dans le domaine de la constitution des images à partir du moment où le cinéma introduit un changement radical de structure dans ce domaine. Ce bouleversement touchera bien sûr le  domaine des arts visuels, en particulier celui de la sculpture.—Pour nous donner le moyen d’explorer par nous-mêmes, et de manière sensible, cet entre-deux du cinéma et de la sculpture, Pavitra Wickramasinghe a inventé un objet étonnant, qui fait à la fois office d’écran et de sculpture : un écran-sculpture, pourrions-nous dire. Cet objet, l’artiste l’aura conçu pour qu’il se situe exactement à la frontière de l’espace filmique et l’espace sculptural. Elle en fera ainsi un instrument des plus efficaces pour une double déconstruction des apories de l’espace filmique et de l’espace sculptural, et pour une analyse des incidences de l’espace filmique sur l’espace sculptural.—Avec Refusing to make a scene, Pavitra Wickramasinghe montre combien l’espace de la scène n’est pas l’espace de l’écran. Mais elle montre aussi que l’espace de l’écran dépend d’une déstructuration de l’espace de la scène par une effraction du mouvement au sein de celui-ci. L’artiste le suggérera du moins en présentant derrière l’écran-sculpture des petites maquettes de trois cages de scènes d’hypothétiques théâtres, dont les espaces scéniques sont animés par différents mécanismes. Cette effraction du mouvement, Refusing to make a scene nous demande de la considérer cette fois dans le champ de la sculpture, comme elle nous demande aussi de considérer une effraction du sculptural dans le champ du filmique ou du vidéographique. Dès lors Pavitra Wickramasinghe suggère qu’une autre histoire de la sculpture soit faite, qui ne s’appuierait pas sur les différences et les similarités entre peinture et sculpture, mais qui s’appuierait sur des différences et des similarités entre cinéma et sculpture.

—JEAN-ÉMILE VERDIER