PERFORMANCES MUSICALES ET VISUELLES

ALEXANDER MACSWEEN et PAUL LITHERLAND

PERFORMANCES MUSICALES ET VISUELLES

  • Activité spéciale

Paul Litherland est un artiste visuel dont le travail en photographie et en multimédia aborde les thèmes de la vulnérabilité et du machisme. Un travail récent intitulé Security/Insecurity (48 heures / 48 artistes, Montréal, 1999) mettait en relation des gardes de sécurité dormant sur le sol et l’image d’un arbre émondé mais bien portant flottant au-dessus de leur tête. Alexander MacSween est musicien et compositeur. En tant que batteur, il se produit avec le quintette Sloth is the Love ainsi que le duo Detention. En tant que compositeur, il a travaillé récemment avec le chorégraphe Stéphane Deligny pour lequel il a composé la musique pour la pièce Anamnesis, présentée en janvier 2001 au Centre Calixa-Lavallée.

22 mars 2001 au 24 mars 2001

En cette époque d'« hypercommunication » ne pas être en contact est une aberration, voire une impossibilité! Cependant, ce type de communication implique une perte de matérialité. Nous en sommes presque réduits à être des transmetteurs de messages et notre présence physique devient presque accessoire, voire même gênante.

Dans la performance intitulée 01, le flot numérique est ralenti et rendu visible. L'artiste Paul Litherland et le musicien Alexander MacSween sont installés à leurs batteries équipées de contacts électroniques et envoient des messages à un ordinateur. Utilisant les rythmes des percussions convertis en code binaire, les batteurs peuvent choisir d'épelers des mots, de créer des textes à partir de listes de mots prédéterminés et de les relier à des images projetées sur deux écrans, un pour chaque performeur.

Paul Litherland poursuit ses préoccupations qui l'amènent à questionner et comprendre ce besoin primaire de l'homme, besoin qui nous habite toute notre vie durant, celui d'être entendu, d'être compris. Les moyens techniques que nous avons élaborés produisent et diffusent une quantité phénoménale de messages, mais cette prolifération finit par assourdir l’auditeur, le positionnant, à la limite, hors-circuit.