MÉCANISMES

PHILIPPE CHABOT

MÉCANISMES

  • Exposition
Philippe Chabot MÉCANISMES © Philippe Chabot, exposition Mécanismes, Galerie B-312, 2015.
© Philippe Chabot, exposition Mécanismes, Galerie B-312, 2015.

Philippe Chabot vit et travaille à Montréal. Par la sculpture, la peinture et l’installation, il s’attarde à l’aspect processuel du travail de création en portant une attention particulière à la matière. Il s’intéresse aux notions de progrès, d’ordre et de chaos qu’il croise à celles de l’absurdité et de l’incertitude pour créer des systèmes dont la mécanique opère une transformation de l’objet et une déconstruction des espaces. Il termine actuellement une maîtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM sous la direction de Jean-Pierre Gilbert. Son travail a été présenté dans plusieurs galeries du Québec et du Canada. En 2014, il fut finaliste à la bourse de la Fondation Sylvie et Simon Blais. En 2015 et en 2016, il fera partie de la programmation de L’Écart (Rouyn-Noranda) et de la Galerie d’art Outremont.
pchabot.com

 

27 mars 2015 au 2 mai 2015

—VERNISSAGE VENDREDI 27 MARS 2015 À 17H30

 

La Galerie B-312 a le plaisir de présenter dans la grande salle l’exposition Mécanismes, rassemblant les œuvres les plus récentes de l’artiste Philippe Chabot. À la fois peintre et sculpteur, l’artiste adopte une réflexion sur la déconstruction du médium, de la matière et du sujet à travers le temps et l’espace. Initialement par le biais de portraits, puis plus récemment à l’aide de motifs mécaniques, il transforme le sujet en des jeux visuels et des effets optiques pour atteindre une perspective à la fois figurée et abstraite. —Les œuvres présentées dans l’exposition traitent de cette nouvelle thématique. Les schémas techniques détaillés de moteurs automobiles et aéronautiques, notamment ceux de la compagnie Pratt & Whitney, servent de points de départ à la production de l’artiste. —À travers les couches de papiers collés, de crayons, de peinture et dans l’épaisseur du bois brut, le moteur est documenté, étudié, décomposé et recomposé comme pour mieux en exploiter les possibilités. Celui-ci est détaillé sur tableaux, littéralement construit et déconstruit à même un triptyque modulable, allant jusqu’à sortir du cadre, s’agiter et s’actionner dans une autre œuvre. Une surface, des formes, des arêtes, des angles. Des lignes de fuite, des volumes, une perspective. Tous azimuts. Pêle-mêle. D’une proposition à l’autre, les formes et les compositions qu’il offre prennent le dessus sur le motif initial. —Combien y a-t-il eu de tentatives pour atteindre ce résultat final ? La démarche est-elle intuitive ou rationnelle ? La lisibilité a-t-elle une limite ? Peu importe. Le processus a permis la création. Il s’agit même de l’étape fondamentale. —Proche de l’esthétique cubiste dans la multiplicité des angles de vue et héritier des futuristes dans la sollicitation de motifs issus de la machine, Philippe Chabot atteint aussi un résultat voisin de l’abstraction géométrique lorsque le sujet devient de moins en moins lisible au fur et à mesure des déclinaisons. Les genres se mêlent. Les influences s’entrecroisent. Le résultat reste assurément singulier. —L’expérience est tridimensionnelle. L’image construite - peinte ou sculpturale - révèle une certaine machination.

L’artiste remercie Jean-Pierre Gilbert, son directeur de recherche, Simon Bastien, pour son aide technique ainsi que Sarah Lacombe, ses amis et sa famille pour leur soutien.

— CHLOÉ DUCROQ