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Rosalie D. Gagné

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Rosalie D. Gagné Réseau

Originaire de Québec, Rosalie D. Gagné vit et travaille à Montréal. Elle est titulaire d'une maîtrise en arts visuels de l'Université Concordia (2007). Son travail se situe principalement dans les champs de l'installation et des nouveaux médias. Il a fait l’objet d’expositions solo et collectives au Canada, au Mexique et en Europe. Parmi ses exposition individuelles, notons, entre autres, Cuerpos Transmutados, Casa del Tiempo (Mexico, 2002), La fabrication du réel, Galerie Horace (Sherbrooke, 2006), Attracteurs étranges, Maison de la culture N.D.G. (Montréal, 2009), Règne artificiel, L'OEil de Poisson (Québec, 2009) et Espace Cercle carré (Montréal, 2012)). Elle participait en 2008 à la Manif d’art 4 (Québec). En 2011, elle fut artiste en résidence à Mexico. Parallèlement à sa pratique Rosalie D. Gagné enseigne au niveau collégial. Ses recherches sont soutenues par le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada.

6 septembre 2012 au 6 octobre 2012

—VERNISSAGE JEUDI 06 SEPTEMBRE 2012 À 17H

La Galerie B-312 est heureuse de présenter dans sa petite salle Réseau, une installation de Rosalie D. Gagné. La génèse de cette oeuvre est un ensemble de cinq objets translucides que l’artiste a eu l’opportunité de créer avec des souffleurs de verre dans le cadre d’une résidence d’artiste au Mexique. Par leur aspect, ces sphères munies de petites ouvertures rappellent l’imagerie cellulaire.—Suspendus dans l’espace d’exposition, les objets se déploient grâce à de longs tubes transparents connectés aux cinq « noyaux » de verre. Chaque objet est doté de diodes électroluminescentes et d’un ventilateur, le tout étant relié à un ensemble de capteurs et de dispositifs électroniques programmables. Selon les informations captées, on perçoit un froissement, une variation dans le flux lumineux.—Réseau témoigne de l’intérêt que porte l’artiste à diverses disciplines dont l’architecture réactive et la biologie, mais aussi de l’attention qu’elle accorde au choix et au travail des matériaux. En même temps, Rosalie D. Gagné fait écho au biomimétisme, une approche du développement technologique qui s’inspire des êtres vivants et de leurs écosystèmes.—Brouillant les frontières entre artificiel et vivant, l’interactivité permet de développer l’expérience de Réseau dans le temps. Les échanges action/réaction entre le spectateur et l’installation modulent la perception de l’oeuvre et de l’espace qu’elle occupe. Pour découvrir comment un amalgame de verre et d’électronique parvient à prendre vie grâce à une intrigante mécanique, une visite à la galerie s’impose. —Mathieu Ménard