De par les options qui s'offrent à nous :

Séripop

De par les options qui s'offrent à nous :

la moins plausible / la plus tolérable

  • Exposition

Vivant à Montréal, Yannick Desranleau et Chloe Lum ont fait des études à l’Université Concordia. Après avoir collaboré à différents projets depuis 2000, ils créaient, en 2002, le duo Séripop. Depuis, ils ont exposé et donné des conférences tant au Canada qu’à l’échelle internationale, notamment à l’University of North Texas (Denton, États-Unis, 2004), à la Blackwood Gallery (Université de Toronto, 2012), au Baltic Centre for Contemporary Art (Gateshead, Angleterre, 2009), à la Peacock Visual Arts (Aberdeen, Écosse, 2009), à la Kunsthalle Wien (Autriche, 2010) et lors de la Triennale québécoise 2011 au Musée d’art contemporain de Montréal. Leurs œuvres font partie de plusieurs collections privées et publiques, dont celle du Victoria and Albert Museum (Londres). Jusqu’à tout récemment, Chloe Lum et Yannick Desranleau faisaient partie de AIDS Wolf, un groupe de musique noise rock (2003 - 2012).

10 janvier 2013 au 9 février 2013

—VERNISSAGE JEUDI 10 JANVIER 2013 À 17H

Pour inaugurer la saison 2013, le duo Séripop (Yannick Desranleau et Chloe Lum) présente dans la grande salle de la Galerie B-312 De par les options qui s'offrent à nous : la moins plausible / la plus tolérable, une installation in situ initialement réalisée à Calgary.—Dans chacune des deux parties de l’installation, une surface plane installée au mur ou au plancher entre en dialogue avec une structure tridimensionnelle, une grande vague de papier froissé. Une inspection rapprochée dévoile des motifs complexes rappelant le marbre, le bois sculpté, le contreplaqué. En transférant ces motifs familiers sur des papiers aux couleurs saturées, l’installation déconstruit les notions et les attentes qu’on peut associer à ces matériaux. Pour Séripop, la lecture de l’œuvre est notamment informée par les réflexions du philosophe slovène Slavoj Zizek sur la création d’un « troisième espace », où les occupants d’un endroit déjouent les visées de l’architecte pour créer un lieu significatif dépassant le clivage public-privé.—Avec De par les options qui s’offrent à nous, Desranleau et Lum ont cherché à traduire visuellement leur réaction en regard de la situation sociopolitique prévalant au Québec en 2012 – manifestations étudiantes, crise sociale, élections. Établissant un parallèle avec l’aspect manichéen de la scène politique, les artistes ont construit des espaces dont les motifs peuvent rappeler l’espace public et y ont multiplié les dichotomies : contrastes de couleur, de forme, de matériau. Le titre de l’installation rappelle le dilemme de l’électeur qui, entre l’idéal moins plausible et le pragmatique tolérable, doit faire un choix. Serait-il possible d’arriver à un compromis en inventant un « troisième espace » ?