DÉCONTRACTANT GÉNÉRAL

steve debruyn

DÉCONTRACTANT GÉNÉRAL

  • Exposition
steve debruyn DÉCONTRACTANT GÉNÉRAL © Smackerels, Steve Debruyn,  ARTsPLACE Gallery, Annapolis Royal, NS, 2013
© Smackerels, Steve Debruyn, ARTsPLACE Gallery, Annapolis Royal, NS, 2013
10 mai 2014 au 21 juin 2014
12h à 17h

—VERNISSAGE SAMEDI 10 MAI 2014 À 15H

Rappelant le patenteux ingénieux ou le casse-cou assumé, l’artiste ontarien Steve deBruyn parcourt le pays d’est en ouest, de biais et en zig-zag en ramassant, à chacun de ses arrêts, les rebus de chantiers et les matériaux trouvés pour donner forme à l’œuvre qu’il concevra dans chacun des lieux d’accueil, centres d’artistes ou galeries d’art. À même ce Road Trip sans destination fixe, l’artiste propose des œuvres qui ravivent la culture populaire, dans ce qu’elle a de coloré, de rafistolé, de vivant et de mouvant. Cet art du faire avec presque rien, avec moins que rien. Avec Décontractant général, l’artiste nous propose des rampes de skate en chantiers à parcourir.—Pour réaliser ses espaces sculpturaux d’envergure, Steve deBruyn emploie des techniques et des matériaux habituellement associés au domaine de la construction et de la rénovation et les renverse : des composantes habituellement invisibles, comme les substances isolantes et les cloisons, apparaissent alors au premier plan. Dans cette optique de récupération, l’artiste utilise non seulement des matériaux glanés dans des écocentres et des objets laissés à l’abandon, mais il récupère également des éléments de sa propre demeure pour leur donner des formes nouvelles. Ce même principe de récupération et de détournement semble guider ses choix esthétiques : à cet effet, l’artiste travaille souvent avec de la peinture de « couleurs manquées », vendue à rabais ou donnée dans les quincailleries. Il applique celle-ci en motifs géométriques simples où les agencements colorés parfois dissonants peuvent rappeler des tendances design d’une autre époque ou s’apparenter à un immense chantier de rénovation kitsch.—Si les tentatives et les politiques de récupération sont prisées des uns et bannies des autres, l’exposition Décontractant général, tout comme celle de Nuage Vert qu’elle côtoie, relance de manière pertinente la question de la gestion des rebus que nous produisons et générons et des possibles actions que nous pouvons introduire ou induire, chemin faisant.