Tête-à-tête | côte-à-côte | nez-à-nez

Sylvie Cotton

 

Tête-à-tête | côte-à-côte | nez-à-nez

Une trilogie d'actions à deux voix

avec Soufia Bensaïd, Lili-Gabrielle Guerrera, Massimo Guerrera, Suzanne Lesage, Marie Marais et Sylvie Cotton

  • Performance
© Conversation en silence avec mon frère, Sylvie Cotton, Musée d’art contemporain de Montréal, 2011—Crédit photo: Guy L'Heureux

Sylvie Cotton inspire les situations ordinaires, tragiques ou magiques que la vie offre pour les expirer dans le champ de l’art, tout simplement. Les thèmes de la rencontre, de l'identité, de l'abandon et de l'union sont placés au coeur de sa recherche. Pour réaliser ses œuvres, qu’elle nomme le plus souvent projets parce qu’elle les considère en mouvance, elle fait appel à diverses formes artistiques : art action, dessin, photographie, installation et écriture. Sylvie Cotton a réalisé deux livres d’artiste, Je préfère tout et On est tous la même personne, de même qu’un essai sur sa pratique en résidence, Désirer Résider. Un nouvel ouvrage, intitulé Moi aussi, à la fois essai, récit et livre d’artiste, et réalisé en complicité avec Nathalie de Blois, vient de paraître aux Éditions Les petits carnets.

sylviecotton.com

5 avril 2014
À 13h45, puis à 14h, 15h et 16h

—SAMEDI 05 AVRIL 2014 À 13H45, 14H, 15H ET 16H

À 13h45, puis à 14h, 15h et 16h

Août 2003. Dans un parc du Mile End, en collaboration avec la Galerie B-312, l’artiste Sylvie Cotton réalise une performance en duo avec son père. Enterrés jusqu’au cou dans un carré de sable, l’un face à l’autre, ils tiennent une conversation d’une heure sur la mort et le sens de la vie.—Avril 2014. Dans l’espace de la galerie, quelque dix ans plus tard, l’artiste et le centre remettent ça. Poursuivant sa série En conversation, Sylvie Cotton présente tête-à-tête | côte-à-côte | nez-à-nez, une trilogie d’actions à deux voix. Des échanges où l’identité, l’expérience de vie et de travail auront servi de points d’ancrage et de réunion des uns et des autres. Trois séquences. Six personnes. Une conversation. Entre soi et l’autre. De l’autre à l’autre. Car l’artiste, pour la première fois, laisse place dans deux des trois rencontres à ses invités.—Interactions, discussions, hésitations, peurs, mais aussi silences, observations, regards, comme marqueurs de présence où le corps devient le matériau par lequel tout s’inscrit.—Avant chaque action, Sylvie Cotton interviendra de façon minimale dans l’espace, en y disposant quelques objets : des accessoires, mais aussi des traces des échanges préliminaires produits par les interlocuteurs avant la performance publique.—Par ses jumelages uniques – entre deux femmes qui partagent des expériences semblables d’immigration et de développement identitaire, entre une ainée de quatre-vingt-dix ans et une fillette de sept ans qui se découvrent, entre deux artistes qui se comparent, se mesurent et s’apprécient – tête-à-tête | côte-à-côte | nez-à-nez affirme une prise de risques caractéristique de la pratique de l’artiste qui se place souvent en position d’extrême vulnérabilité. Un positionnement qui relève et révèle toute la richesse de son processus de création et d’actions. Un positionnement où le processus devient, justement, aussi signifiant que ce qu’il permet. Des recherches et des projets qui tentent des rapprochements entre l’art et la vie, où s’entendent les bruissements de l’art et de la vie.