Top Manatavo

ZIPERTATOU

Top Manatavo

  • Exposition
zipertatou Top Manatavo

Zipertatou réside présentement à Montréal, au Canada. Il a terminé sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal en 2003. Depuis, son travail a été présenté dans différents lieux et évènements au Canada, au Japon, en Espagne et en France. Il est également membre du Centre d'art et de diffusion Clark de Montréal. Il aime beaucoup le son des pianos électriques, les éclairages colorés, le pain nan, les baies, les bulles, les vieux hélicoptères-bulles, les habits d’hommes-grenouilles et les marionnettes qui parlent toutes seules.

 

14 octobre 2010 au 13 novembre 2010

—VERNISSAGE JEUDI 14 OCTOBRE 2010 À 17H

La Galerie B-312 est heureuse d’accueillir dans sa petite salle TOP MANATOVO, l’évocation d’un des univers inventés par zipertatou. Ces univers qu’il imagine avec leur espace, leur temps, leurs personnages et le récit dont ils sont les protagonistes, zipertatou souhaite manifestement nous les faire partager. Il crée pour cela des images capables d’en donner des représentations.—Dans l’univers auquel réfèrent les œuvres réunies dans TOP MANATOVO, les boîtes de papiers-mouchoirs volent. Une sorte d’aile gonflée sort de l’ouverture depuis laquelle on tire habituellement les mouchoirs. C’est du moins ainsi que zipertatou les représente une à une dans douze impressions numériques de petit format. L’imprimé des boîtes reprend certaines des peintures de Monique Régimbald-Zeiber. Les images sont réparties de part et d’autre d’une impression numérique grand format représentant une montre avec, tout autour du cadran, une ronde d’étranges angelots. Chacun de ces angelots est formé par un agencement deux à deux de ces boîtes ailées représentées dans les petits formats. Il y a en a douze, sans doute midi et minuit, une heure et treize heures, deux heures et quatorze heures, et ainsi de suite, réunies de la sorte. Au cadran de la montre, les petits rectangles de couleur qui indiquent les heures et les minutes sont traités à la manière d’un nuancier.—L’innovation technique dans le domaine de la fabrication d’image de synthèse est telle, aujourd’hui, qu’il est devenu tout à fait concevable de pouvoir offrir des représentations d’univers purement mentaux. De telles images offrent au spectateur le point de vue fou depuis lequel il devient possible d’apprécier des images hyperréalistes qui, paradoxalement, réfèrent à des réalités qui n’ont aucune existence effective. L’utilisation de telles images est aujourd’hui généralisée, et leurs usages varient entre le pur divertissement et le simple illusionnisme en passant par une pratique de l’illustration du plus grand intérêt. zipertatou exporte le procédé dans le domaine de l’art. Qu’advient-il dès lors du divertissement, de l’illusionnisme ou de l’illustration, quand on sait que, par définition, le monde de l’art ni ne divertit ni n’illusionne ni n’illustre ? À n’en pas douter, et à l’instar de Nicolas Poussin qui disait de la peinture qu’elle devait plaire et instruire, zipertatou sait mettre ici le divertissement, l’illusionnisme et l’illustration au service d’une franche réflexion sur la fonction référentielle des images de synthèse.

—JEAN-ÉMILE VERDIER