Andréanne Godin

Deux par deux | Exposition buissonnière

ⓒAndréanne Godin—Reconcilier ton absence m’etait impossible 9—2020

Originaire de Val-d’Or au Québec, Andréanne Godin vit et travaille maintenant à Montréal. Elle a reçu son baccalauréat en arts plastiques de l’Université Laval (Québec, 2007) puis elle a obtenu sa maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia (Montréal, 2013). En 2013, Godin a reçu le Prix Charles Pachter pour les artistes émergents de la Fondation Hnatyshyn. Son travail est supporté par les conseils des arts fédéral et provincial depuis 2012. Elle a récemment pris part à plusieurs programmes de résidences d’artistes au Canada et à l’étranger. À l’hiver 2017, elle a occupé l’atelier-résidence de la Fondation Christophe Merian à Bâle en Suisse (CALQ). À l’été 2016, elle était la première artiste québécoise à être reçue par la Josef & Anni Albers Foundation au Connecticut. Enfin, elle a participé au programme d’artiste en résidence du centre d’artistes Struts & Faucet de Sackville au Nouveau-Brunswick (2015) et à Artmandat situé à Barjols en France (2012). Au cours de la dernière décennie, son travail a été présenté au Canada, en Suisse, en Belgique, aux États-Unis, à Cuba et en France. Andréanne Godin est représentée par la Galerie Nicolas Robert à Montréal.

Andréanne Godin
Galerie Nicolas Robert

 

22 juin 2021

Andréanne Godin explore les possibilités du dessin en observant, en décortiquant et en mettant en relation les thèmes du paysage, de l’environnement bâti et de la perception spatiale. C’est à travers la représentation d’expériences personnelles de lieux et d’espaces qu’elle tente de toucher à une certaine mémoire collective. Le désir de fragmentation de cette mémoire a introduit des références tangibles à l’histoire de la photographie, à sa forme, à sa structure, jusqu’à sa théorie de la lumière. Daguerréotype, photographie grand format ou snap shots, le langage visuel proposé par ses dessins emprunte aux effets liés à la sensibilité de la pellicule, aux bougés et aux flous visuels. Les schèmes de pensée communément attribués à la sculpture ou à l’installation peuvent être facilement discernés dans son travail, car elle consacre une attention particulière aux stratégies de présentation de ses oeuvres. Cherchant un équilibre entre espaces représentés et interventions physiques, l’artiste offre une expérience spatiale dans laquelle le regardeur active l’oeuvre par sa déambulation. Ces manoeuvres lui permettent de brouiller les limites entre médiums. Les pigments secs, la saturation des couleurs et l’étrange légèreté de ses installations font partie d’investigations visuelles et sensorielles cherchant à stimuler les sens du regardeur. Utilisant les qualités matérielles et comportementales du papier, elle emploie sa malléabilité, sa capacité à être plié, moulé, coupé et superposé, pour révéler son potentiel dimensionnel. À l’aide de ces moyens de subversion de l’image, Andréanne Godin tente d’élargir les possibilités d’interprétation du dessin.

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