François Lacasse

DEUX PAR DEUX | EXPOSITION BUISSONNIÈRE

ⓒ François Lacasse—Petites trouées I—2017

François Lacasse détient une maîtrise de l’UQAM (Montréal, 1992) où il a enseigné de 2001 à 2016. Il est membre de la Galerie B-312 depuis 1992 où il a été adjoint à la direction puis codirecteur entre 1998 et 2001. Sa recherche en peinture a été présentée à plusieurs reprises lors d’expositions individuelles de 2000 à aujourd’hui à la Galerie René Blouin de Montréal. On a pu également voir son travail lors de plusieurs expositions de groupe et en duo, en particulier au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée régional de Rimouski et récemment au Musée d’art contemporain des Laurentides à Saint- Jérôme. En 2002, le Musée d’art contemporain de Montréal lui a consacré une exposition bilan de dix ans de travail et, en 2009, le Musée d’art de Joliette a mis sur pied une exposition bilan intitulée Les déversements. Cette exposition a circulé par la suite au Canada, soit à Halifax (Mount Saint Vincent University Art Gallery), Kingston (Agnes Etherington Art Centre, Queen’s University) et Calgary (Illingworth Kerr Gallery, Alberta College of Art and Design). François Lacasse est actuellement représenté par la Galerie Blouin Division à Montréal. 

Galerie Blouin Division

13 août 2021

François Lacasse élabore depuis 1992 une recherche qui s’est d’abord concentrée sur des questions touchant aux problématiques de l’image, abordant essentiellement sa mise en retrait et les modalités de sa lecture. Au tournant des années 2000, ce travail s’est davantage concentré sur l’exploration des qualités physiques des matériaux et un intérêt pour la couleur y occupe alors une place prépondérante. Les différentes consistances du liquide coloré ainsi que les procédés d’application y ont joué un rôle déterminant. Vers 2010, l’utilisation de la peinture à l’huile a permis le développement de nouveaux procédés d’application de la couleur. Le travail qui en a résulté explorait davantage les différentes possibilités offertes par le procédé de l’empreinte. L’élaboration de protocoles de travail, où certains paramètres étaient déterminés à l’avance, occupait également une place importante. Depuis 2014, un retour à l’utilisation de la peinture acrylique a été effectué en privilégiant le procédé d’écoulement de liquides de consistances différentes. Comparativement au travail précédent à l’huile, où la part de contrôle et la précision du dessin étaient assez importantes, le travail récent accorde une place plus grande au hasard, aux diverses réactions entre les liquides et les pigments et à l’utilisation de phénomènes découlant des qualités matérielles du médium. En ce sens, ces tableaux sont une manifestation poétique de ce que nous apprend la mécanique des fluides.