Renée Lavaillante

Artiste

 

PRATIQUE ARTISTIQUE 
Renée Lavaillante travaille le dessin en privilégiant le papier et les noirs. Les réflexions sur la ligne, le contour, sur l’espace propre au domaine de cet art, ont rempli une longue période de recherches. Depuis une vingtaine d’années, elle tente de trouver un autre équilibre pour le regard, en s’attachant essentiellement aux questions qui touchent à la maîtrise, à la dextérité inhérente à la conception commune du dessin. C’est ainsi que l’artiste s’est retrouvée à dessiner les yeux clos, avec un outil rebelle, ou sans outil du tout. De façon à laisser davantage ouvert l’aspect final du travail, Renée Lavaillante l’a soumis à divers protocoles, à des actions prédéfinies ou bien à des événements circonscrits, mais à l’extérieur de sa volonté, à des hasards paramétrés, dont elle accepte tels quels les résultats. Depuis quelques années, elle reconsidère le vocabulaire ancien du dessin, comme la mise au carreau, le dessin sous-jacent, la réserve. Par ailleurs, l’artiste s’intéresse de plus près à des motifs récurrents chez d’autres femmes artistes, tels les cercles, les spirales, la répétition.

Biographie: 

Renée Lavaillante vit et travaille à Montréal. Elle est diplômée de l’Université Paris-Sorbonne (Paris-IV) et de l’Université Concordia. Elle se consacre depuis 1985 à la pratique exclusive du dessin : dessins autonomes, installations, in situ, livres. Elle a présenté une trentaine d’expositions individuelles au Québec, en France, en Corée du Sud et en Italie, et elle a participé à des expositions collectives au Québec, en Grande-Bretagne, en Belgique et à Cuba. Elle a séjourné, comme artiste en résidence, au Centre européen d’actions artistiques contemporaines de Strasbourg, au Studio du Québec à Rome, au Musée d’Art Moderne de Collioure, et à la Cité internationale des arts à Paris. En 2011, elle a réalisé une vidéo intitulée Le dessin chercheur. En 2016, une monographie sur l'ensemble de sa recherche a paru sous le titre Renée Lavaillante, une archéologie du dessin, avec un texte de Nathalie Miglioli (Éd. Occurrence/Sagamie, 130 p.). Son travail est le fruit de divers protocoles et mises en scène qu’elle établit afin de redéfinir des éléments constitutifs du dessin, comme l’information reçue ou transmise, la maîtrise, l’accident, etc. Elle emprunte aussi souvent le motif de la marche pour explorer la ligne en tant que trace d'une action ou d'une communication. Ses travaux font partie de diverses collections publiques et privées, au Québec et à l'étranger.

reneelavaillante.net