Un peu plus haut, mon torse veillait sur vous

Pascale Théorêt-Groulx

Un peu plus haut, mon torse veillait sur vous

Exposition reportée : nouvelles dates à confirmer
  • Exposition
© Pascale Théorêt-Groulx

La pratique de Pascale Théorêt-Groulx en vidéo, performance et installation s’intéresse à la relation du corps à son environnement physique, social et psychique. Elle examine l’incertitude et l’imprévisibilité du monde qui nous entoure et le besoin incontrôlable de l’être humain de le dompter. Théorêt-Groulx est originaire de Gatineau où elle a obtenu un baccalauréat Ès Art avec majeure en arts visuels et mineure en bande dessinée de l’Université du Québec en Outaouais. En 2014 elle complétait une maitrise en arts médiatiques de Emily Carr University of Art + Design à Vancouver pour laquelle elle a reçu une bourse d’études supérieures Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada. Théorêt-Groulx a été artiste en résidence au Banff Centre en Alberta, au centre d’artiste DAÏMÔN à Gatineau, à Pigment Sauvage à Baltimore et au Vermont Studio Center. De 2015 à 2019 elle a été artiste résidente aux ateliers montréalais de la Fonderie Darling. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives notamment à la Fonderie Darling, au centre Clark, à Dare-Dare et à la Galerie B-312 à Montréal, à Verticale à Laval, au Shenkman Art Centre à Ottawa puis au ICA à Baltimore, dans l’état du Maryland. Elle est présentement basée à Montréal.

Site web

25 février 2021 au 3 avril 2021

Durant l'automne 2018, Pascale Théorêt-Groulx s’est adonnée à un projet, qu’elle qualifie d’« un peu fou », l’ayant menée à parcourir des dizaines de kilomètres sur le territoire lavallois accompagnée d’un drone. Plutôt que de le mettre à profit comme simple capteur d’images aériennes, elle a voulu exploiter son potentiel de communication. Une petite boite reliée à une carte électronique Arduino a permis à l’engin volant nommé EAI (Entité Aérienne Instable) de laisser tomber des messages en papier au-dessus de la tête des gens, qui étaient parfois suivis jusqu’à leur domicile par le drone. Deux ans plus tard, ce sont des pigeons en papier mâché remplis de messages et d’un petit cœur de verre qui tombaient du ciel. Durant les interventions aériennes diffusées en direct, l’avatar volant de l’artiste faisait part de ses méditations un peu décalées sur ce monde étrange qu’il observait de haut. Le projet Un peu plus haut, mon torse veillait sur vous examine le pouvoir de mise en relation et paradoxalement d’aliénation opéré par les images, le langage et la technologie. À la Galerie B-312, il sera présenté sous forme d’installation vidéo dans la petite salle.