Véronique Lépine

© Véronique Lépine — Prolongement de la ligne — 2019

Véronique Lépine vit et travaille à Montréal. Elle poursuit actuellement une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM (Montréal). La reproduction d’objets se retrouve au coeur de sa démarche de création. L’absence de réalisme et de perspective, de même que le choix des couleurs attribuées aux objets, rappellent l’esthétique de l’illustration, à la frontière entre le folk art et le pop art. Son travail a été présenté au sein d’expositions individuelles et collectives, soulignons entre autres Les formes en porte-à-faux (Galerie B-312, 2019), Des objets épars (Galerie Lilian Rodriguez, 2014), Projet Passeport (Dare-Dare, 2016) et Archives cannibales (La Centrale Galerie Powerhouse, 2014). Elle est cofondatrice de Pique-nique.

Véronique Lépine

23 juillet 2021

La reproduction d’objets est au coeur du processus de création de Véronique Lépine. Pour commencer son travail, elle choisit souvent ce qui est à portée de main dans son atelier. Ensuite, comme si elle voulait exécuter une nature morte, elle fait une composition spatiale avec ce qu’elle a sélectionné et elle donne une nouvelle signification à l’ensemble par le simple fait de transposer les formes dans un autre matériau. La plupart de ses oeuvres récentes sont des pièces de céramique où elle réinterprète l’objet en soi ou sa fonction. Récemment, elle a commencé à incorporer des études sur la présence de sources de lumière factices qui offre une réalité improbable d’éclairage sur ses oeuvres. Cette nouvelle approche ouvre à un grand nombre de possibilités, car en détournant l’éclairage, elle aspire à donner autant d’importance à l’objet qu’à l’outil qui le met en valeur. Par ce travail d’essai-erreur et de tâtonnement, rien n’est symétrique et, naturellement, rien n’est à angle droit : les matières utilisées le sont pour leurs qualités imprécises, laissant la trace du geste ; de là son affection pour le façonnage. Les couleurs qu’elle utilise sont choisies finement pour leurs contrastes et leurs réinterprétations sont détournées vers une esthétique de l’illustration, à la frontière entre le folk art et le pop art par l’absence de réalisme et de perspectives.